J’espère que votre début de week-end se passe bien. Pour ma part je vous livre aujourd’hui mes impressions sur le film Spring Breakers dans lequel on retrouve Vanessa Hudgens (High School Musical), Ashley Benson (Pretty Little Liars), Selena Gomez (Disney quand tu nous tiens), et James Franco.

Je ne mâcherai pas mes mots : j’ai trouvé que ce film était glauque au possible. Je m’étonne d’ailleurs de ne pas avoir arrêté tout simplement de le regarder. J’étais juste trop curieuse de savoir comment la débâcle se terminerait, donc j’ai tenu jusqu’à la fin. Tant mieux d’ailleurs car la fin est sans doute la partie la plus réussie du film. Mais de là à dire qu’elle rattrape les erreurs de crédibilité des ¾ précédents passés à regarder des ados tomber au plus bas ? N’exagérons rien.

Je vous livre le pitch. Un groupe d’amies veut partir faire la fête comme des milliers d’autres américains et américaines qui partent en Spring Break. Le principe ? Les vacances pour relâcher la pression, la débauche généralisée, l’alcool à profusion, la drogue sur les terrasses et les destruction de maisons. Mais tout cela coûte cher… alors les jeunes filles décident de trouver l’argent, peu importe le moyen. Elles simulent donc un braquage, mais ce n’est un jeu que pour ceux qui y jouent. Les employés, les clients, les victimes, elles, ne savent pas que ce sont de jeunes filles inoffensives avec des pistolets à eau. Elles font peur. C’est tout ce qui compte. Encore une preuve que terrorisé, l’Homme plie, subit, se tait et prie.

Le Spring Break est tout ce qu’elles espéraient : mystique, fraternel, sans limite, sans jugement, débridé et désinhibé. Elles testent leurs limites et plus encore. Mais certaines situations poussent une première des filles à questionner leur voyage, et elle rentre chez elle.

Elle aura eu raison. La spirale infernale est lancée, la criminalité semble naturelle, le jeu fait l’adrénaline. Tout va de mal en pis à partir de là, et c’est surprenant de voir les tréfonds dans lesquels les scénaristes ont plongé leurs héroïnes. Elles rencontrent James Franco, un mec dangereux. Dans le genre qui fait vraiment flipper et avec qui je ne passerais pas 5 min. Leur relation sera dérangeante, à mon sens anormale, mêlée de crime, d’argent, d’armes et de sang. Le sexe est également très présent dans ce film, et je me demande toujours comment les actrices supportent ce type de tournages ? Je peux m’identifier à elles car nous sommes de la même génération, mais clairement il y a une grosse différence de limites quant à ce qu’elles osent montrer ou pas.

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L’histoire m’a laissée dubitative. L’attachement malsain de ce criminel pour un groupe d’adolescentes sans limites, l’indifférence des filles à chaque fois que l’une d’entre elles décide de rentrer chez elle… J’ai déploré des manques de clarté quant à l’intention du réalisateur. Quel est l’enjeu de ce film, le but ?

Alors oui, toucher le fond fait comprendre ce qu’on veut vraiment, elles se découvrent. Mais faut-il vraiment arriver à la violence physique, à l’usage d’armes, à la criminalité et à la complète débauche pour comprendre qu’on veut être quelqu’un de bien ?

Ce film a sans doute plu, soulève sans doute bien des questions. Mais je ne crois pas que ce soient des questions qui m’intéressent, et les producteurs ont manqué leur cible avec moi.

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Ce qui m’amène au débat du jour : l’excès, la « débauche ». Combien d’entre nous ont déjà vu un ou une de leurs amis exagérer ? Le verre de trop qui rend con, l’association de bière/alcool fort/chips/bonbons ou autre qui retournent l’estomac, parfois même pire … les drogues chimiques qui « font voir la musique en couleurs » et « mettent trop bien » et peuvent mener à des tragédies. Vous avez peut-être vous-mêmes dépassé vos limites, et eu des comportements que vous avez regrettés le lendemain matin. Certains en font leur mode de vie et ne semblent pas affectés par les conséquences. Mais bien souvent, cette période d’expérimentation est là pour nous faire grandir, nous apprendre que tout ce qui est agréable n’est pas forcément bon pour soi, nous entrainer à oser dire « non », nous rappeler que l’équilibre est la clé.

D’ailleurs cela vaut pour ce qu’on fait avec son corps aussi, avec qui on le partage et comment. Dans notre société où les enfants sont déjà des ados, et les ados se prennent pour des adultes, je trouve qu’il est important de savoir prendre son temps. Car comme pour beaucoup d’autres choses, la précipitation n’amène rien de bon.

 » Tout vient à point à qui sait attendre » …

Le Spring Break, vous connaissez ? Vous y avez été ? Vous avez vu le film ? Vous êtes déçus ou heureux de découvrir ces actrices dans un nouveau registre ? Dites-moi tout !

Pour vous faire votre idée…

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Prix: EUR 9,99