Cinéma, Culture

The Beat Beneath My Feet (2014)

Bonjour à tous !

Je reviens en ce joli jour d’août avec une nouvelle critique de film, d’un film britannique cette fois-ci. The Beat Beneath My Feet (le Rythme sous mes pieds) est l’histoire touchante d’un adolescent, de sa mère, et de son voisin. Tom est un jeune malheureux, bousculé dans les couloirs, un peu malmené par la vie. Ses parents sont séparés, il ne voit pas souvent son père, sa mère a une petite tendance grenouille de bénitier.

Il est gentil, Tom. Sûrement trop parce qu’il se fait marcher sur les pieds. Sa vie n’est pas passionnante, apparemment. Mais il a un secret, un doux rêve. Il rêve de rock’n’roll. Il rêve de foules en délire, de whisky, d’amplis et de salles bondées. Comme sa mère désapprouverait (quoi qu’il ne lui en laisse pas l’occasion puisqu’il garde son jardin secret), il joue sur le toit, et cache sa guitare.

Et puis un jour, son petit univers s’agrandit. Avec vacarme. Un nouveau voisin emménage dans l’appartement du dessous, et met sa sono à fond toute la journée et toute la nuit. Un drôle de personnage que ce barbu (Luke Perry) au bonnet et à la mine rabougrie. Il est rêche, il pique, il rend un peu triste aussi. On le devine tourmenté, déçu, presque sans espoir.

Très vite, Tom va comprendre que son voisin respire rock, vibre rock, et pense en riffs de guitare. Alors il frappe à sa porte, il s’obstine, il revient tôt le matin : il veut apprendre. En plus, son voisin n’est pas n’importe qui… un ancien dieu de la scène, artiste de l’année quelques saisons plus tôt. Il a connu les paillettes et les drogues, les excès et la déchéance. À tel point que tout le monde le croit mort, et qu’il ne fait rien pour les en dissuader, au contraire ! Alors Tom mettra en place un petit « arrangement »… il garde le secret de son voisin, qui en échange accepte de lui transmettre son savoir.

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Petit à petit, les deux musiciens s’apprivoisent, et c’est une belle relation qui commence. Peu de relations peuvent se comparer à celle d’un maître et de son élève. C’est un échange, une amitié, une confiance, un respect particuliers. L’un va pousser l’autre, briser la carapace d’un jeune trop timide, panser les blessures d’un homme qui s’est trop fait mal.

J’aime les films indie, c’est problablement mon type de film favori. J’aime les rythmes différents, les esthétiques surprenantes. Ce film m’a donc beaucoup plu. Certaines scènes sont d’ailleurs des clips musicaux à part entière; et nous révèlent un Nicholas Galitzine (Tom) sensible, à la voix aérienne et aux mélodies imprégnées de blues. C’était un réel plaisir de redécouvrir Luke Perry. On lui a laissé son air de bad boy (ne casse pas facilement son image de marque qui veut !), mais on lui a donné un passé riche, tragique et il doit faire face à ses démons et surtout apprendre à se pardonner ses erreurs.

Les performances sont nuancées et sincère, bien que Nicholas Galitzine soit le meilleur quand il est musicien, et ait encore à mon avis une marge de progression intéressante quant à la justesse de son jeu. L’atmosphère est immersive, le récit n’a que peu voire pas de blanc : ce film passe tout simplement vraiment très vite !

Alors si vous manquez encore de raisons de le voir, voici un petit récap’ : il y a Luke Perry (et il est quand même plus intéressant que Dylan), on découvre un nouveau visage du cinéma indie qui va sûrement faire parler de lui, et du même coup on plonge dans l’imaginaire musical de Nicholas Galitzine, c’est rafraîchissant, on s’attache aux personnages, on se souvient de ses rebellions d’ados avec un petit sourire en coin, et la bande-son est vraiment chouette !

Alors, tentés ? Vous aussi vous aimez Luke Perry, ou vous aviez un crush à l’époque de Melrose Place ? Vous aimez les films indie ? Vous connaissiez Nicholas Galitzine via soundcloud ? Dites-moi tout !

Intrigué(e) ?

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