Cinéma, Culture

The Age of Adaline

The Age of Adaline vient de sortir, et met à l’honneur Blake Lively, qu’on connaissait pour son rôle de Serena Van Der Woodsen dans Gossip Girl. Son image de belle blonde des quartiers riches new-yorkais lui collait à la peau, tant elle a incarné son rôle à merveille; beaucoup pensaient même à tort qu’elle était ce genre de fille dans la vraie vie.

Alors que pas du tout ! En effet, plusieurs années après la fin de la série, l’actrice revient sur son personnage dans une interview pour Hollywood Life et n’hésite pas à critiquer les comportements de la jeune adolescente perdue :

“People loved it, but it always felt a little personally compromising — you want to be putting a better message out there,” she said. “The lines become blurred… It doesn’t help when everybody is dating who they’re dating on the show, and you’re also saying to the costume designer, ‘Hey, can I take that home?’”

Ainsi, Blake livre son malaise à jouer des situations compromettantes : elle voulait transmettre un meilleur message. Qui plus est, elle ajoute que les lignes ont tendances à devenir floues quand les acteurs sortent ensemble hors plateau en plus d’être ensemble dans la série… et qu’on peut ramener les tenues chez soi !

Avec The Age of Adaline,  la carrière de Blake prend un tournant magnifique. Elle a réussi le coup de maître d’effacer l’image qu’on avait d’elle et de passer du petit écran au grand sans accroc. [ndlr : je sais que ce n’était pas son premier film mais je n’ai pas vu les précédents, et celui-ci ne serait rien sans elle donc…]

Synopsis

Adaline Bowman est née en 1908. Un jour qu’elle roulait à travers la forêt, elle a un accident de voiture : elle tombe dans l’eau glacée, la foudre frappe… Elle aurait dû mourir, mais au lieu de cela, un phénomène étrange se produit et à partir de ce jour, son corps ne vieillit plus. Adaline reste bloquée à 29 ans. Pour se protéger des curieux et ne pas devenir un spécimen à étudier, elle apprend à fuir et à changer d’identité à chaque décennie. Faux papiers, déménagement, solitude. Elle vit des dizaines de vie, mais n’en vit jamais aucune, car elle ne peut pas s’attacher. Tomber amoureuse sans possibilité de vieillir ensemble apporte plus de chagrin qu’autre chose…

Jusqu’à sa rencontre avec Ellis Jones, un jeune homme charismatique qui essaiera tant bien que mal de briser sa carapace.

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De l’émotion

J’ai été très touchée par ce film : je l’admets, j’ai même chialé comme un bébé. Blake Lively est indubitablement sublime physiquement, et la voir dans des looks d’époques différentes rajoute à sa beauté. Mais ce n’est pas juste une question de plaisir visuel : elle est belle parce qu’elle n’est plus la petite greluche superficielle. Elle pense aux autres avant de penser à elle-même :  sa fuite perpétuelle en avant est un sacrifice qu’elle fait pour ses proches. Bien sûr, on peut aussi voir ça comme une forme d’égoïsme et de peur, et ça l’est aussi. Mais je pense qu’on ne décide pas de souffrir autant par pur égoïsme. Il y a des barrières qu’on s’impose, des idées fausses qui s’immiscent dans nos esprits : Adaline pensait ne jamais pouvoir être comprise, ou même crue. Comment la blâmer ? Son histoire est surprenante et incroyable !

Avec Ellis, elle apprend à lâcher prise et s’autorise à aimer à nouveau. Elle se l’était interdit car voir vieillir et perdre l’être aimé, c’est tout simplement trop. Mais Ellis saura trouver les mots; et plus que ça, il l’emmènera chez ses parents, dont la rencontre sera décisive.

Le père d’Ellis est interprété par Harrison Ford, un acteur très cher à mon coeur. Ce rôle lui va comme un gant, il est la figure paternelle bienveillante, l’homme avec ses secrets, le mari modèle. The Guardian qualifie la prestation d’Harrison Ford comme « sa meilleure performance depuis 22 ans ». Et ils ont raison. Il tient ici un rôle à la hauteur de son panel d’émotion.

On pourrait tout à fait relever les soucis de crédibilité du scénario s’ils n’étaient pas si bien amenés et justifiés ; après tout, n’est impossible que ce qui n’a pas encore été vu !

Le bilan est donc très positif ; mon seul conseil si vous êtes aussi sensible que moi, prévoyez les mouchoirs ou planquez des lunettes de soleil dans votre sac pour la sortie de salle…

Pour voir le film…

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3 Comments

  1. sweetiejulie

    25 janvier 2017 at 9 h 34 min

    J’ai le DVD qui m’attend dans son emballage depuis longtemps et il faudrait que je me décide à regarder ce film tant je n’en ai entendu que du bien. Je me garde ce film pour les journées d’hiver, et ça tombe bien, je suis malade, je reste au chaud… ;)
    Blake Lively, je l’aimais déjà beaucoup dans le rôle de Serena. D’accord, elle était paumée comme ado, mais je la trouvais plutôt attachante, et sensible aussi dans un monde assez corrompu et tentant de faire ce qu’il fallait pour survivre dans une atmosphère assez malsaine.

    1. estellegdaily

      26 janvier 2017 at 9 h 17 min

      En effet l’actrice est pas mal du tout, vu son physique on lui donne souvent le même genre de rôles, mais elle peut être plus complexe que cela. Si tu es malade surtout prends soin de toi, un petit thé et des gourmandises sous la couette !

  2. Et pourquoi pas Léa

    30 mai 2015 at 22 h 39 min

    Coucou ma belle !

    Je suis contente que tu parles de ce chouette film parce que je l’ai vu il y a quelques jours et j’ai adoré ! Je suis tout à fait d’accord avec toi, cette femme est magnifique et dégage vraiment quelque chose de fort, tout comme le rôle d’Harrison Ford, on aurait pas pu trouver de meilleur acteur pour jouer ce personnage, je pense !

    Et oui, moi aussi j’ai pleuré ahah !

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