Lifestyle

Prendre soin de soi (partie 2)

La semaine dernière, je vous proposais la première partie de cette série : prendre soin de soi, et particulièrement de son corps. Je reviens donc aujourd’hui avec le second volet et vous livre mes rituels pour l’équilibre de l’esprit.

Une bonne image pour vous représenter ma vision de l’esprit serait de la comparer à un muscle : comme le coeur a besoin d’entrainement physique pour s’améliorer et être plus performant, l’esprit a besoin d’entrainement mental pour atteindre son état dirais-je « idéal ». Chacun est libre de déterminer ce que son esprit idéal peut être. Pour moi, les mots Harmonie, Équilibre, Paix, Amour, Compassion, Affirmation de soi résonnent tout particulièrement. Comme vous pouvez le lire dans ma page Auteur, je suis attirée par la spiritualité orientale, le bouddhisme tibétain, mais j’ai surtout un mantra qui ne me quitte pas depuis des années : simul et singulis. Être ensemble, et être soi-même. Là est toute la difficulté et la liberté : arriver à s’affirmer, être sa propre personne, tout en s’intégrant à la communauté humaine sans nuire. Concilier individualité et désirs personnels avec le bien général et le bien-être de tous.

Alors oui, ça semble hyper utopiste comme ça, et peut-être même que vous y verrez de la prétention ou de la naïveté. Mais c’est ma conviction intime et j’essaye à mon échelle de l’appliquer. Si ces idées vous intéressent, j’avais publié un article ici rassemblant 5 règles de vie quotidiennes qui me font du bien.

gandhi

Mais sans plus attendre, comment prendre soin de son esprit ? Quels moyens mettre en place pour se sentir plus serein, moins stressé, concrètement prendre du recul sur les difficultés que l’on rencontre ?

1. Mettre des mots sur ses émotions

Quand on ressent une émotion négative, il est facile de se laisser submerger. Un problème est survenu, un conflit a éclaté : on se sent menacé, donc vient la peur. On se sent agressé, donc vient la méchanceté. On se sent en position de faiblesse, donc viennent les cris et la sensation de fausse domination de l’autre. Les mécanismes, vous et moi les connaissons, non ? Combien de fois on a prononcé des paroles regrettées dès qu’on les a entendues sortir de sa bouche ? Combien de fois nos actes ont été en désaccord profond avec nos idéaux, simplement parce que les circonstances « nous y ont forcé » ?

Alors ma réponse à ce mécanisme si souvent constaté : transformer ses émotions en mots précis. Quand l’émotion négative monte, il faut savoir la reconnaître pour ce qu’elle est et la poser comme un objet extérieur à soi. Ce n’est pas parce que l’émotion vient de nous, nous est interne, et a des symptômes physiques déroutants (pouls accéléré, respiration difficile, crispation…) qu’elle est nous. Nous sommes toujours capables de la mettre à distance et de nous recentrer sur ce qu’on est, indépendamment d’elle : « Je suis en colère, je suis triste, je suis désespérée » devient « Je suis Estelle, en train de ressentir colère, tristesse, désespoir ». Et je vous assure que cela fait toute la différence ! Grâce à cette méthode, on distingue le constant du passager. L’être est toujours là, on est toujours soi ; par contre les émotions sont temporelles,  passagères, fugitives.

controlanger

Pour vous aider à mettre en place cette technique de prise de recul, vous pouvez commencer par écrire vos émotions avec un papier et un stylo (pas sur votre téléphone ou votre ordinateur, le pouvoir de l’encre sur le papier n’a rien à voir avec celui du virtuel). Vous pouvez ainsi regarder votre angoisse droit dans les yeux et l’identifier comme un emmerdeur extérieur ! N’hésitez pas à la déchirer, la jeter à la poubelle ou avoir ce genre de geste de rejet.

2. Apprendre à lâcher prise

Dans le même genre que jeter à la poubelle ses émotions négatives, il faut entrainer son esprit à lâcher prise des choses que l’on ne peut pas contrôler. Celui-ci, c’est mon ennemi récalcitrant. J’ai vraiment du mal à me dire que certaines choses font mal, et puis c’est tout. Accepter le fait que certains évènements se produisent, que certaines personnes ont tel ou tel défaut qui nous pourrit la vie, ou même accepter mes propres erreurs (pour ce dernier, je me dis que je ne considérais pas mes actes comme des erreurs sur le moment, et que donc je n’ai pas à les rejeter mais à comprendre que j’ai changé d’avis depuis). C’est donc un défi permanent et je n’ai pas encore trouvé de méthode magique. Si vous avez des trucs pour développer la capacité à lâcher prise, cela m’intéresse beaucoup.

ruleyourmind

3. Prendre son temps. Et prendre du temps pour soi.

Ce troisième point est double mais recoupe deux idées bien différentes. J’ai constaté que – pour le même temps disponible à une activité – si je me précipite, je suis beaucoup moins efficace et mon esprit est à la ramasse. Par contre, si je prends mon temps, j’arrive à bon port et parfois même en avance ! Cette astuce peut être utile en cas de rush au boulot, de révisions d’examens (vous les adeptes de la dernière minute, faites moi confiance ce n’est pas en recopiant frénétiquement vos fiches la veille au soir que vous apprendrez mieux…), ou quand vous avez une tâche à accomplir mais que le temps vous semble ridiculement trop court pour y arriver. Je ne garantis pas que cela vous permettra de tout gérer, mais mieux vaut agir posément et « faire les choses bien » que tout bâcler par peur de ne pas terminer.

Prendre du temps pour soi, ça veut dire savoir s’arrêter. La bougeotte, ça va bien deux minutes ! Si vous êtes agités toute la journée de tous les jours de la semaine, il y a forcément un moment où ça craque. Le rythme accéléré en permanence, c’est très mauvais pour la santé et ça déséquilibre profondément. Comme un moteur, on surchauffe. Ce serait bête de le casser simplement parce qu’on a oublié de changer l’huile, non ?

Alors sachez reconnaître vos périodes d’hyperactivité, et quand vous trouvez 10 minutes (ON TROUVE TOUJOURS 10 MINUTES) fermez les yeux, respirez, ouvrez la fenêtre, marchez dans un parc… Trouvez une activité simple, calme et reposante.

4. Déconnectez-vous.

Encore une fois, c’est la vie qui veut ça. Aujourd’hui nous avons accès à une infinité de distractions et sommes greffés à une quantité énorme d’outils technologiques : télévision, radio, ordinateur, smartphone, tablettes, liseuses, consoles de jeux, internet en général avec ce que ça implique de réseaux sociaux, partages d’informations, mails, spam, vidéos, streaming… Avouez, rien de le lire dans cette liste vous a déjà donné le tournis !

Et c’est normal. Tous ces outils sont merveilleux, mais ont aussi une façon de s’introduire dans nos vies et d’en prendre le contrôle. Nous sommes nombreux à nous sentir dépendants de tout ça. Il suffit de voir nos réactions quand on a plus de batterie, quand on oublie son téléphone le matin et qu’on va devoir passer toute la journée sans… Du plus grand détachement forcé au pétage de plomb complet, cela ne nous laisse jamais indifférent.

C’est pour cette raison qu’il faut apprendre à se déconnecter par choix. Une heure par jour (waou quel exploit), un jour par semaine, une semaine par mois… Tout dépend de votre ressenti, mais il est important de savoir se déconnecter car toute dépendance amène de la frustration, et notre bien-être ne s’accomode pas de la frustration.

5. Être ici, et maintenant : la méditation peut nous y aider

Je ne vais pas prétendre vous expliquer ce qu’est la méditation ou tenter de vous accompagner sur ce chemin. Je ne suis pas qualifiée pour, et c’est à mon avis une quête très personnelle. Certains livres peuvent vous y aider, je recommande notamment les ouvrages de Matthieu Ricard (L’art de la méditation) ou de Christophe André (Je médite jour après jour).

Ce que je peux vous transmettre, c’est que la méditation est un exercice difficile mais réalisable. Aucun environnement spécifique n’est nécessaire, bien que cela soit sûrement plus facile au calme chez soi avec une bougie parfumée et une position confortable. Mais c’est tout à fait faisable dans le métro, et dans mon cas c’est là que je préfère méditer car j’ai parfois des montées de stress ou de colère dans cet environnement pollué et bruyant. J’ai remarqué que le bruit a beaucoup d’impact sur moi : je n’aime pas subir le bruit. Je n’ai aucun problème avec le bruit choisi, familier, mais je peux perdre mes moyens et être vraiment énervée quand on m’impose des bruits trop forts et que je ne peux rien y faire. La sonnerie du métro, le crissement du train sur les rails, la musique qui transpire des écouteurs d’un voyageur…

smilingbuddha

Alors pour me couper des désagréments, je ferme les yeux et je respire. Je prête attention à mon souffle, inspiration, expiration, inspiration, expiration. Petit à petit, j’arrive à couper un de mes sens. Je peux faire le silence dans ma tête alors qu’il y a du bruit autour. C’est une capacité très précieuse et agréable.

6. Retrouver le contact avec la nature

Nous sommes devenus des êtres urbains, citadins, entourés de béton et d’acier. Mais ce n’est pas naturel ! Nous avons besoin de vert, d’air frais, de mer et d’embruns. Cela fait du bien. Alors dans le même élan que cette journée où vous avez éteint vos objets connectés, sortez et allez vous balader près d’une mare aux canards. Allez nourrir les oies de l’étang voisin, marchez dans un parc ou mieux : partez à l’aventure ! Il y a des champs à portée de chacun, tout le monde peut avoir accès à la nature pour peu qu’on la cherche.

Voilà pour ces petits conseils, j’espère que vous trouverez votre bonheur au détour d’une de mes phrases et que cet article vous donnera des idées pour apaiser votre esprit.

signature

Rendez-vous sur Hellocoton !

1 Comment

  1. L'heureuse imparfaite

    31 mai 2015 at 13 h 40 min

    Pour moi, au quotidien c’est surtout le « contact avec la nature » et les balades au grand air qui me font le plus de bien
    je pars un peu tendue et je rentre de bonne humeur :)

Tu es passé par ici ?