Certes, aujourd’hui je vis à Bruxelles, mais ça n’a pas toujours été le cas. J’ai en effet grandi dans une ville bourgeoise de banlieue parisienne, où les jeunes s’ennuient sans s’ennuyer, parce qu’ils ont tout à portée de main.

Je n’ai jamais fait partie d’une élite de lycée, je n’allais pas aux « meilleures soirées » etc. J’étais une fille disons, normale, avec des loisirs qu’elle avait choisis. Ah parce que oui, depuis 1998 j’apprends la harpe au Conservatoire. « Instrument de riche », vous me direz. Je ne peux que vous donner raison, le coût d’une harpe est élevé. Mais avec des parents bienveillants, pas besoin de s’appeler Mlle de Scudéry sur l’Or de Veille pour pouvoir commencer à pratiquer, et voir les grosses dépenses après. C’est ainsi que j’ai grandi dans un monde élitiste, de musiciens, d’étudiants de toutes nationalités (je me souviens des asiatiques percussionnistes du sous-sol, venus de si loin et ne comprenant pas un mot de français … ), et donc de niveau intellectuel réjouissant.

Ma chérie – Salvi Daphne 47 Edition spéciale 50 ans

Mais la vie a fait que j’ai eu besoin d’air, et ma moitié belge a voulu prendre le pas sur la moitié française. J’ai senti une petite voix me dire « passe la frontière, tu verras on y est bien ». C’est ainsi que j’ai retrouvé tantes et cousins, au pays de la bière. De banlieue à capitale, de bourgeois à melting-pot, ici je me sens chez moi.

Christine Icart, plus qu’un professeur, elle m’a appris la vie – en bien, et parfois en mal aussi. Rigueur et excellence ont toujours un prix !

J’ai vécu des années merveilleuses en région parisienne, et de même à Bruxelles. Il y a des gens intéressants et agréables, à rencontrer partout. L’essentiel est de savoir s’entourer.