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Nostalgie des Seventies

Peut-on être nostalgique d’une époque que l’on n’a pas connue ? Peut-on manquer de personnes qui sont parties avant qu’on puisse les connaître ? Oui, c’est possible. Je suis nostalgique des années 1970.

Je trouve notre époque tortueuse, barbare, agressive. Nous vivons dans un monde intoxiqué. Partout la violence nous pique les yeux, pas un jour ne passe sans incitation à la surconsommation, pas un jour ne passe sans un fait divers sordide, pas un jour ne passe sans interrogatoires qui ne respectent pas les conventions de Genève.

Je ne dis pas qu’il y a 40 ans, la vie était idyllique. Mais il y a 40 ans, il ne serait venu à l’idée de personne d’appeler du bruit organisé de la musique. Il y a 40 ans, les télés-crochets n’existaient pas. Les jeunes n’avaient pas de compte Facebook, ils vivaient pour de vrai. Et à cette époque, quand on s’engageait, c’était parce qu’on se serait senti sale et collabo’ de ne pas le faire. On hurlait les seins à l’air contre la guerre du Vietnam, on faisait pousser des jardins dans ses cheveux pour montrer qu’on refusait le système en place.

Les Seventies, c’est l’époque des meilleurs: AC/DC, Deep Purple, The Bee Gees, Black Sabbath, Jimi Hendrix and The Jimi Hendrix Experience, Blondie, Boney M., Kansas, Styx, Eagles, The Doors, Dire Straits, Kiss, The Jackson Five, The Clash, Scorpions, Procol Harum, Rare Bird, et je passe encore beaucoup de génies…

Je n’évoquerai même pas les ramassis de « son » dégénérés qui brûlent les tympans aujourd’hui à la radio. Mais les années Flower Power n’ont pas vu briller que des musiciens. Beaucoup de mes films cultes sont sortis dans cette décennie, parmi eux :

  • Cabaret de Bob Fosse
  • Le Parrain de Francis Ford Coppola
  • New York, New York de Martin Scorsese (mais aussi Mean Streets, Taxi Driver et tous ses autres bijoux)
  • Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino…

C’est aussi l’époque des comédies musicales comme par exemple Grease (qui lance la carrière de John Travolta) ou Hair de Milos Forman, dont j’ai choisi des images pour les photos de cet article.

En France, c’est l’apogée des Belmondo, Delon, Bardot et du vichy à Saint-Tropez. En Allemagne, Herzog fait jouer Klaus Kinski dans Aguirre ou la colère de Dieu. En Italie, Mastroïanni incarne un homosexuel qui lutte sous Mussolini (Une journée particulière, de Ettore Scola), pendant que Fellini et Visconti peignent la mort à leur manière.

Les jeunes s’engageaient, ils avaient un vrai avis. La peur était là, mais ils étaient courageux. Aujourd’hui, on cite leurs chansons sans les connaître. On parle de leurs drogues et de leur sexualité débridée sans les remettre dans leur contexte. Aujourd’hui, les jeunes sont perdus et deviennent des moutons. J’ai décidé de refuser cette inertie.

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  1. Tom

    23 novembre 2012 at 11 h 33 min

    Chouette article. Je confirme qu’on peut avoir 30 ans et être nostalgique des années 70! :)

    1. estellegdaily

      23 novembre 2012 at 12 h 25 min

      Merci pour ton commentaire, et contente que mon article te plaise ! Vu le nom de ton blog, je vais y faire un tour :)

  2. unicks

    19 octobre 2012 at 8 h 37 min

    y avait pas de télé-crochets mais y avait déjà des radios-crochets ;-)
    je ne suis pas nostalgique d’une époque particulière même si je préfère la musique des années 70-80.

    1. estellegdaily

      19 octobre 2012 at 14 h 27 min

      C’est sûr les radios-crochets existaient mais justement ça se basait pas sur ton pourcentage de vulgarité, ou sur qui est le plus à poil ! ^^

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