La lecture a toujours occupé une place privilégiée dans mon quotidien. Enfant, je dévorais des romans d’une traite, je lisais dans mon lit avant de dormir, je lisais en marchant, je lisais en prenant mon goûter… J’ai passé des heures à savourer les mots, et tout naturellement j’ai aimé écrire aussi. L’amour de l’écriture, je vous en parlerai une prochaine fois, peut-être. Aujourd’hui, on découvre ensemble un abonnement littéraire, et trois romans écrits par des Prix Nobel. Rien que ça !

My Book Box

Cela faisait quelques temps que je suivais l’actualité de cette jeune entreprise qui propose plusieurs formules d’abonnements littéraires. Puis, en creusant un peu plus, j’ai découvert que c’était une entreprise tourangelle tenue par des passionnés. Ils sont en effet basés à Saint-Pierre-des-Corps ! Cela a suffi à me persuader de leur écrire pour leur proposer un partenariat. Je suis absolument ravie qu’ils aient accepté. En effet, ils m’ont gracieusement envoyé leur box sur le thème des Prix Nobel. En plus, ils ont choisi de me faire découvrir leur box la plus remplie.

Ainsi, leur abonnement se décline sous trois formules : curieux, super curieux, ou méga curieux. Concrètement, soit vous payez, par mois :

  • 12€ pour un livre de poche et des surprises
  • 21€ pour deux livres de poche et des surprises
  • 31€ pour trois livres de poche et des surprises

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J’ai donc reçu un drôle de petit paquet décoré de personnages étranges. Détail appréciable, il entrait dans ma boîte aux lettres donc je n’ai pas eu à récupérer un horrible avis de passage et perdre des heures à aller chercher mon dû au bureau de poste le plus proche.

A l’intérieur, j’ai trouvé trois romans parus aux Éditions Points. C’est une maison d’éditions que j’aime :  elle édite entre autres Haruki Murakami (l’auteur dont je raffole en ce moment). Il me semble que je n’ai pas lu d’auteurs primés du Prix Nobel. J’en ai peut-être lus, peut-être pas… et en fait, ce n’est pas une information primordiale je pense.

Un Prix Nobel, ce n’est pas le critère que j’utilise pour choisir mes lectures. Par contre, c’est sans aucun doute un gage de qualité.

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Disgrâce, de John Maxwell Coetzee

Coetzee est un professeur de littérature, et romancier sud-africain. Né au Cap en 1940, il a reçu le Prix Nobel en 2003. Il grandit témoin de la violence de l’apartheid. Après une première carrière chez IBM (il a étudié les mathématiques et l’informatique), et un départ pour Londres en 1960, il publie une thèse sur les œuvres de Samuel Beckett. Son parcours s’est ancré naturellement dans le monde anglophone avec des postes de professeur en Australie et aux États-Unis notamment. Il s’engage par son écriture, et en temps que personnalité publique. En effet, il se réunit avec d’autres auteurs primés, afin de défendre leur confrère franco-tchèque Milan Kundera, condamné à 22 ans de prison.

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Dans cette box, j’ai reçu le roman Disgrâceir?t=estgdai 21&l=am2&o=8&a=2020562332 - My Book Box : édition Prix Nobel. Ce livre a reçu le Prix Booker en 1999 et le Prix du Meilleur livre étranger en 2002.

Quatrième de couverture : David Lurie, cinquante-deux ans, deux fois divorcé, enseigne à l’université du Cap. Une jeune étudiante, parmi ses nombreuses conquêtes, finit par l’accuser de harcèlement sexuel. Contraint à la démission, David se réfugie auprès de sa fille Lucy. Mais les temps ont changé et sa retraite vire au drame. La bourgeoisie sud-africaine doit payer pour les crimes de l’apartheid…

Mes premières impressions

A première vue, ce qui m’intrigue est la proximité entre ce personnage principal et l’auteur lui-même. L’écriture est toujours une prise de risque, car le lecteur se retrouve immergé dans l’imagination d’un autre être. Mais quand le héros et l’auteur semblent se confondre, alors la quête de la vérité vient se mêler à la fiction. Quand j’ai rencontré Loulou Robert, auteur du roman Bianca, c’est une question qui lui avait été immédiatement posée. Où s’arrête le personnage, et où commence la vérité de l’écrivain ? Ce n’est pas un jeu auquel j’aime jouer, donc je ne vais pas tenter d’y répondre en lisant ce livre.

Ce qui est sûr, c’est que j’ai envie d’en savoir plus. J’aime l’idée que ce David cherche la paix auprès de sa fille. J’ai envie d’en apprendre plus sur les tourments de ce pays aux milliers de facettes. L’Afrique du Sud a une Histoire à la fois lourde et porteuse d’espoir. Ses habitants ont eu une vraie volonté de réconciliation des peuples.

J’aime les textes forts et les récits à vif. Je pense que je ne vais pas être déçue.

L’idée ridicule de ne plus jamais te revoir, de Rosa Montero

Rosa Montero est une journaliste et romancière espagnole née en 1951. Elle consacre la plupart de sa carrière au journal El Pais, et à ses romans, contes et essais. Elle est lauréate de nombreux prix très prestigieux. Dans cette Book Box, j’ai reçu L’idée ridicule de ne plus jamais te revoirir?t=estgdai 21&l=am2&o=8&a=2757858475 - My Book Box : édition Prix Nobel.

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Quatrième de couverture : Quand Rosa découvre le journal de Marie Curie, commencé à la mort de Pierre, son époux, les mots font écho à son propre deuil. Au-delà des époques, les deux femmes vivent la même douleur inextricable face à la perte de l’inconcevable. Leurs voix se mêlent pour raconter la reconstruction. Car la vie est si puissante que dès les premiers moments de la peine et vous permet de savourer des instants de joie.

Mes premières impressions

Ce livre n’a pas l’air enjoué, et pourtant il promet de laisser la lumière vaincre la mélancolie. J’aime assez l’idée d’un récit à deux histoires parallèles, et j’espère que nous aurons quelques textes en écho entre le journal de Marie Curie et le regard de Rosa. En feuilletant le roman, je découvre des titres de chapitres.

Souvent, j’aime les livres à chapitres. Ce sont des promesses et j’aime les comprendre avec le recul de la lecture. J’aime leur côté suggestif.

Par contre, en toute fin du livre, je découvre une page qui me chiffonne profondément. Il y a un « Index des Hashtags », et ô misère : en effet, ils renvoient bel et bien à des hashtags ancrés dans le récit. Quand je comprends tout à fait la volonté d’être actuel et de s’adapter aux phénomènes de notre époque, je ne peux me résoudre à laisser ces pratiques destinées aux réseaux sociaux prendre une place dans les livres publiés, surtout pas en format papier. Cela me dérange, et va très certainement gêner ma lecture.

Trop de bonheur, par Alice Munro

Alice Munro est née aen 1931 en Ontario. C’est une romancière canadienne anglophone. Elle excelle dans l’art de la nouvelle, et est même appelée « la souveraine de l’art de la nouvelle contemporaine ». Je suis immédiatement séduite car la nouvelle est un genre littéraire que j’adore, si ce n’est mon préféré. En effet, pour maîtriser cet art, il faut être capable de peindre un cadre dans lequel le lecteur plonge d’emblée. Les personnages doivent être suffisamment attachants ou captivants pour nous attraper sans attendre. Comme ce sont des récits courts, ils doivent soit être particulièrement bien ficelés, soit laisser l’imagination du lecteur combler les silences. De même, une nouvelle réussie aura soit une chute très forte (surprenante, bouleversante, abrupte…), soit ouvrira des portes et invitera à d’autres voyages.

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Quatrième de couverture : Le temps n’efface rien. Marlene et Charlene restent hantées par un terrible secret d’enfance. Sally tremble de revoir son fils après des années de silence et Doree a changé d’identité pour oublier le passé. Fortes ou fragiles, belles ou fanées, ces femmes combattent avec courage, inlassablement, pour une accalmie dans la tempête, un instant de bonheur.

Mes premières impressions

Je vous ai déjà dit ce que je pensais du genre, et alors à la lecture de cet avant-goût, je suis certaine d’adorer. Trop de bonheurir?t=estgdai 21&l=am2&o=8&a=2757843281 - My Book Box : édition Prix Nobel me parle absolument. Je me reconnais dans cette idée de femme combattante et de persévérance dans l’orage. La chasse au bonheur est un défi quotidien, et il n’y aura à mon avis jamais assez de livres pour en parler. Attention : je fuis les livres de développement personnel. Par contre, lire des histoires, observer les chemins de vie de personnages et les utiliser pour tapisser son imaginaire; c’est une façon d’appréhender l’existence en laquelle je crois.

Les surprises bonus

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Je ne vais pas vous mentir, j’ai trouvé que les goodies étaient un peu légers. Trois sachets de thé Pagès, un petit Arlequin… On ne va pas se faire un goûter complet avec ça, hein. Mais la promesse de My Book Box n’est pas axée sur la gourmandise non plus. Il faut vraiment le prendre comme du bonus. Ce qui est déjà plus chouette, c’est la nouvelle inédite de Mo Yan, Prix Nobel 2012. Cela donne une autre piste de lecture. D’ailleurs, je ne l’ai pas montré sur les photos illustrant cet article, mais il y a aussi une brochure pour continuer les découvertes culturelles; avec des films à voir, de la musique à écouter et d’autres suggestions en lien avec la thématique du mois.

Enfin, une surprise qui m’a bien plu est cette petite pochette en kraft brun : elle contient deux savons artisanaux faits à la main par Le Moulin à savon. Pour la petite anecdote, j’ai justement rencontré par hasard la créatrice du Moulin à Savon au magasin Biocité de Tours la semaine de réception de cette box ! On a échangé autour de ses produits, et je devrais vous en parler plus en détail très prochainement sur le blog.

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Alors, vous êtes tentés par cet abonnement littéraire ? Vous connaissez certains de ces auteurs ou avez lu ces livres ? J’ai hâte de savoir ce que vous en pensez ! D’ailleurs, que lisez-vous en ce moment ?