Le mariage… un jour merveilleux, notre jour merveilleux… Entre la demande et le moment où il s’est réalisé, il s’est passé du temps, et en fait si peu ! Si peu parce que pour réussir à faire des choix, certaines choses demandent des semaines de réflexion, et d’autres vont très vite. La robe de mariée est évidemment l’un des choix les plus joyeux, et inoubliables.

Comment choisir la robe ?

Si vous saviez le nombre de robes que j’ai admirées sur internet… il n’y a qu’à voir, j’ai plusieurs tableaux Pinterest (dont le premier commencé pour le plaisir il y a des années, donc plein à craquer) ! Quand il a fallu décider d’une vraie robe, c’est devenu la panique. J’avais quelques idées, les grandes lignes, mais je me mettais une grosse pression parce que je voulais – évidemment – être la plus belle de toutes les mariées, maintenant et pour l’éternité haha.

Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de définir des mots qui représentent l’ambiance de votre mariage, et l’esthétique générale que vous souhaitez pour votre robe.

Ma robe de mariée civile, je la voulais féminine, sensuelle, mutine, et rétro.

Pour la mairie, je voulais du court; une petite robe ivoire très chic.

Une robe unique

Sur mesure ?

Ce qui a été mon tout premier critère, c’est que je voulais une robe de mariée unique. Je ne voulais pas porter la même robe que dix autres mariées, je voulais une robe qui me ressemble, à moi. Si possible, j’espérais pouvoir la dessiner… J’ai donc commencé mes recherches en pensant à des créatrices qui font du sur-mesure, sur dessin. Il y en a un certain nombre, toutes très douées. Mais quand j’ai découvert le budget, c’était trop. 4000€ pour une robe – si importante soit-elle – était une idée qui me mettait assez mal à l’aise. D’autant plus que puisque nous avions choisi de faire uniquement le mariage civil et un déjeuner dans un jardin magnifique, en tout petit comité.

Du demi mesure !

En continuant mes recherches, j’ai alors découvert la créatrice qui allait faire mon bonheur. En effet, je suis tombée sur la jolie marque L’Amusée, et j’ai eu le déclic tout de suite. Les robes me plaisaient toutes, je sentais que ma personnalité s’y retrouverait, et les prix affichés me semblaient tout à fait légitimes. L’esprit de la marque est tout à fait délicieux, et chaque robe a un petit nom impertinent.

Les essayages

Dès le premier rendez-vous, j’étais certaine que ma robe viendrait de cet atelier. Le lieu est tout mignon, la collection absolument ravissante… mais surtout, j’ai immédiatement accroché avec Gwenaelle Bizot, la styliste. Pétillante, elle sait cerner mes envies. Je lui raconte quand est prévu le jour J, qui est le futur mari et comment nous avons choisi de célébrer notre amour… Attentive, elle rebondit sur mes propositions et comprend à mes réactions ce qui me plaît et ce qui ne correspond pas.

Pour le choix d’une robe de mariée, plus que jamais, il faut prendre en compte sa morphologie. En effet, une robe magnifique vue sur photographie flatte peut-être très bien la poitrine généreuse d’une mariée et ses longues jambes, ou au contraire épouse le dos d’une femme à la poitrine menue… Sachez vous connaître, et connaître vos atouts ! Dans mon cas, une robe bustier par exemple est hors de question (pas assez de poitrine). Si j’ai le bonheur d’avoir la taille très fine, j’ai quand même des hanches : une taille trop basse ne me met donc pas en valeur; ou pas aussi bien qu’une taille haute.

Ma robe de mariée

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Pour coller au plus près de ma morphologie et me mettre en valeur, j’ai opté pour une taille empire, c’est-à-dire l’endroit le plus cintré juste sous la poitrine.

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Le haut du modèle Irrésistible m’avait tout de suite tapé dans l’œil pour son décolleté d’inspiration Art Déco, en escalier. La profondeur du décolleté et le joli galbe qu’il donne à la poitrine, me tentaient bien aussi. En effet, je ne voulais pas une robe excessivement révélatrice, mais il fallait quand même rester dans la suggestion et la sensualité. De même, le travail des manches est absolument remarquable, et original. Je savais qu’il me fallait le haut de cette robe. Pour le bas, par contre, je voulais quelque chose de plus espiègle. J’avais envie d’une jupe coquette, un peu à l’ancienne.

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J’ai donc choisi la jupe du modèle Audacieuse, pour son côté patineuse et « jupe qui tourne ». Pour plus de volume, j’ai ajouté un jupon en-dessous.

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Ensuite, j’ai choisi d’ajouter un liseré de dentelle en bas de jupe. Cela me tenait à cœur, et quand j’ai vu cette dentelle j’ai su qu’il fallait l’intégrer à la robe. J’en ai d’ailleurs fait ajouter un petit morceau pour fermer le décolleté très plongeant avec élégance.

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Le modèle Irrésistible est normalement complètement fermé dans le dos. J’ai choisi d’y intégrer un décolleté, et Gwenaelle a suggéré un décolleté en V. C’est absolument ravissant, et pour le sublimer j’ai demandé un même liseré de dentelle, qui fasse rappel avec le décolleté et le bas de jupe.

IMG 1963 - Ma robe de mariée civile, par l'Amusée
Mon bouquet de mariée

Avec une chute de la même dentelle, j’ai pu donner à ma fleuriste de quoi faire un joli nœud autour de mon bouquet de mariée, dans l’esprit de rubans qui virevoltent.

Et pour sublimer la robe ?

Les chaussures de mariée

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Mes chaussures sont des salomés de chez Heyraud (collection printemps/été 2018). C’est le hasard et la chance qui m’ont fait pousser la porter de leur boutique. En effet, je voulais des Repetto. Je suis allée les essayer dans une boutique à Tours, mais je n’étais pas complètement conquise et la vendeuse a été très désagréable : elle me menaçait de passer à côté des chaussures de mariée qu’il me fallait si je ne les achetais pas immédiatement. Or, pour des chaussures à 300€, il ne faut pas exagérer; j’ai bien le droit de réfléchir un peu, non ? J’ai donc continué à flâner et je suis entrée chez Heyraud. Le vendeur m’a accueillie avec beaucoup de bienveillance et je lui ai expliqué ce que je cherchais. Il m’a finalement proposé ce modèle, qui ne remplissait pas tous mes critères mais qui m’a suffisamment tapé dans l’œil pour que j’y repense souvent chez moi. Je suis donc revenue le week-end suivant, avec mon (alors futur) mari et il m’a aidée à sauter le pas. Elles sont confortables, si belles, je les adore.

Comme nous avons passé la journée de mariage dans un jardin splendide, les talons n’étaient pas l’option la plus adaptée; j’avais donc une paire de sandales rose gold pour gambader sur le gravier et l’herbe moussue.

Le cuir de la mariée

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Pour une petite touche rock, et protéger mon dos nu d’éventuelles brises trop fraîches, je portais un mini-perfecto rose poudré de chez Maje (collection printemps/été 2018).

Voilà comment, en quelques rendez-vous d’essayages, beaucoup d’heures de recherches, et avec l’aide précieuse de Gwenaelle (et des quelques vendeurs adorables que j’ai croisés chez Heyraud et Maje), j’ai pu créer la robe de mariée de mes rêves. Je peux vous dire qu’elle a eu son petit succès ! Je me sentais si bien dedans… C’est simple, je n’ai jamais aimé autant un vêtement de toute ma vie, et je peux dire sans mentir que toute cette journée de mariage me manque, et que ma robe de manque ! Je la garde précieusement sous sa housse dans mon armoire, et j’attends avec impatience l’occasion de la reporter. Pour pouvoir la reporter, je me suis efforcée de ne pas aller vers des choix trop extrêmes (type traîne de 4 mètres), et elle va avec tout : des petites sandales voire même des baskets, un gilet fluide, un blazer court… En bonus, si vraiment je n’arrivais pas à la reporter telle quelle, l’atelier L’Amusée peut aussi la teindre en une autre couleur (je penche vert bordeaux, ou vert sapin).

Mais pour l’instant, je la chéris avec ses quelques microscopiques taches dues au gazon du domaine où nous nous sommes dit oui… il y a deux mois aujourd’hui…