Et aussi...

L’université n’est plus ce qu’elle était

J’ai beau essayer, je n’aime pas l’université.
Les cours ont beau m’intéresser, j’ai l’impression d’y étouffer.
C’est un système dans lequel je me sens à part, mal placée.
L’université est supposée élever les esprits, apprendre des choses, rendre ouverts, élargir l’horizon, donner un avenir, nous aider à nous trouver. Pour une fille comme moi – et je dis ça sans me mettre au-dessus des autres, mais bien parce que c’est mon ressenti personnel, l’université c’est aliénant. J’apprends plus par moi-même qu’en y allant, et je sais que ce n’est pas ce que j’y fais qui va m’offrir un futur radieux.

L’université, comme je le disais, est là pour former des esprits critiques, cultivés, avides de s’élever. Au lieu de ça, on se retrouve à être un numéro parmi des milliers d’autres, dans des cursus mal conçus, avec des objectifs de nivellement par le bas, parfois avec plusieurs cours en même temps.

Tom-Hanks-orly.gif.pagespeed.ce.SlMCwNI-Vk

Non, vous ne rêvez pas : je suis en philologie romane, avec une mineure en musicologie, ce qui est donc un cursus plus lourd que si j’étais uniquement en philologie. Mais au lieu de valoriser ce choix, et de mettre en avant ce genre de possibilités tout en aidant les élèves qui prennent cette décision, je me retrouve avec plusieurs chevauchements d’horaires et par conséquent face à un choix difficile… vais-je au cours qui m’intéresse le plus ou à celui qui est le plus difficile ? Selon quels critères faire mon choix, et pourquoi sécher l’un plus que l’autre ? Bien entendu, il faudra ensuite que je rattrape moi-même systématiquement le cours auquel j’aurai choisi de ne pas assister.

Ne vous méprenez pas, je suis ravie de mon orientation; c’est sans doute le parcours qui me correspond le plus parmi le catalogue des formations. J’étais bien consciente que je me retrouverais dans cette situation, mais je n’ai pas à compromettre ma formation pour des problèmes pratiques, donc j’ai décidé de tenter l’aventure – bien que scandalisée qu’on me mette des bâtons dans les roues.

J’ai toujours été une bonne élève, si pas excellente (selon les matières : 19 de moyenne en anglais for example dear friends, haha). J’ai toujours été en cours tout en allant au Conservatoire en parallèle, et en travaillant ma harpe tous les jours. Mais depuis que je suis à l’université, je me sens beaucoup plus souvent rabaissée et invisible.

Avant, l’Université, c’était Bologne, Paris, la République des Lettres et les grands courants de pensées qui agitaient le monde. Avant, les hommes de lettres défendaient les valeurs de l’humanisme, et échangaient au sein de toute l’Europe. Érasme (1468-1536), a à lui seul écrit plusieurs milliers de lettres à plus de 600 érudits ! Si on fait un bond dans l’histoire, au XVIIIe siècle, il y a avait les salons et les cafés : des espaces d’échanges mondains, culturels, littéraires, et plus généralement savants.

L’université n’est plus ce que c’était. Et j’en suis vraiment attristée.

tft.gif.pagespeed.ce.gytruUoQWW

signaturee

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tu es passé par ici ?