C’est simple : tous ceux qui sont allés à Londres en disent du bien, et en général ceux qui n’y sont pas allés veulent franchir la Manche. Je fais partie de la catégorie n°3 : non seulement j’y suis déjà allée, mais j’ai toujours envie d’y retourner (surtout pour les vêtements hihihi). Ma première découverte de Londres était un voyage scolaire au lycée, dont je garde de bons souvenirs mais qui ne m’a pas laissé énormément de liberté. Puis j’y suis retournée pour quelques jours à l’occasion de mes 25 ans et là j’ai vraiment pu profiter : joli hôtel, restaurants, visites de musées (dont l’Imperial War Museum), serres royales (les magnifiques Kew Gardens)…

En hiver, en été, c’est une ville qui m’attire énormément et qui me manque. Ses bâtiments, ses fripes, Harrod’s, les salons de thé, les scones, les bus rouges et les taxis noirs… c’est une ville qui bouge et a beaucoup de charme.

Aujourd’hui je partage avec vous quelques clins d’œil de mes derniers voyages, pour vous faire découvrir l’humour londonien et son style parfois abracadabrantesque.

Brick Lane, le Marais version brit’

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Forcément, quand j’ai vu que la plus grande vente de vinyles de Londres se cachait derrière cette porte, j’étais obligée d’entrer ! Après quelques marches descendantes, je me suis retrouvée dans un grand espace parsemé de stands de fripes : The Vintage (Up)Market.  Pour qui est déjà allé fouiller les bacs à foulards dans le Marais parisien, on est dans la même ambiance mais avec l’exotisme de l’accent britannique.

La différence, c’est sans doute le style des vendeurs souvent bien plus excentrique qu’en France, et en effet, la présence d’objets curieux, de vinyles, et de pièces design qui pourraient aussi bien se retrouver en brocantes que chez un décorateur d’intérieur « hype ».

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Brick Lane c’est un quartier « jeune », où les styles se mêlent. Il y a des fripes mais aussi de nombreuses boutiques de vêtements de marques. Je m’attendais à un dépaysement total, et à faire des dizaines de bonnes affaires pour renouveler mon dressing. En fait, avec la tendance du vintage, les fripes sont nettement moins abordables qu’avant. Alors c’est nickel pour le plaisir des yeux, mais je n’avais cette fois-ci simplement pas le courage de fouiller. Je n’avais pas non plus prévu de dépenser trop de sous donc j’ai beaucoup aimé déambuler dans le quartier, mais je n’y ai rien acheté.

La plus grande friperie de Londres ?

The Old Truman Brewery's Vintage Market
 F Block 85 Brick Lane London E1 {C'est juste là !}

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Portobello Road, pour chiner en se promenant

Alors là, c’est vraiment un endroit à faire si vous allez à Londres ! C’est une rue immense réservé aux antiquaires, brocanteurs, fripes de tous styles (dont une fripe de luxe absolument merveilleuse dans laquelle j’avais repéré des manteaux en daim clair doublé laine de mouton… Mamma mià). Il y a aussi quelques petits restaurants, des boutiques de décoration intérieure. En plus, pour y aller on traverse le célébrissime quartier de Nothing Hill, avec ses maisons aux teintes pastel.

La première friperie des arcades de Portobello est un gros coup de coeur, et j’ai hâte d’y retourner pour quelques belles pièces rétro.

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J’adore les cabinets de curiosité, les bric-à-brac et les intérieurs à l’ancienne. Les appartements témoins, ou autres maisons 100% IKEA en bois blanc et objets vus et revus sur Instagram, quel ennui… Bien sûr, ça fait « joli sur les photos », mais ce n’est pas vivant.

Dans la maison de mes rêves, il y a des souvenirs de voyages, des bibliothèques croulantes, des cadres remplis de photos de ceux que j’aime, et forcément un peu de rangement à faire !

Une maison, à mon avis, c’est fait pour y vivre. Je ne dis pas qu’il faut tacher son tapis et laisser la poussière s’accumuler sur les étagères, mais s’il y a une pile de livres sur la table de chevet, des fringues sur le lit parce qu’on est indécis le matin, et quelques tasses dans l’évier, ce n’est pas la fin du monde. C’est même tout à fait sain haha.

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Dans la maison de mes rêves, par contre, il y a un lustre. C’est un petit luxe que j’espère pouvoir m’offrir un jour : le lustre, ça habille un plafond, c’est la nostalgie d’une époque révolue, et la preuve d’un savoir-faire ancien et merveilleux. Dans la chambre de mes rêves – ou le dressing -, il y a aussi une grande commode en bois. Pour des raisons tout à fait pratiques, c’est le meuble que je préfère pour ranger les vêtements, avec le suspendu. J’ai absolument besoin de suspendre la majorité de mes vêtements (pour la bonne raison que je n’aime pas perdre du temps à repasser des choses qui pourraient l’être simplement par l’effet magique de la gravité). Mais puisqu’on ne peut pas tout suspendre, je suis pour les commodes. En effet, avec des étagères dans un placard, on est toujours embêté : si on veut un vêtement du bas de la pile, on détruit tout le travail de pliage ! Avec une commode, on ne plie pas de la même façon, mais en se débrouillant bien on peut atteindre n’importe quel vêtement sans déplacer les autres. On peut ranger des choses dans des boîtes, faire des petits séparateurs…

Donc un lustre, un portant à vêtements, et une commode. Ce sont des objectifs atteignables, non ?

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Bref, tout ça pour dire que j’ai adoré le Portobello Road Market, alors que j’y suis allée en semaine. Il paraît que le week-end, c’est encore plus fourni car d’autres marchands viennent s’ajouter aux boutiques habituelles, le trottoir se retrouve envahi de bibelots, portants à vêtements, bouquinistes… j’ai hâte d’y retourner !

La prochaine fois, je ferai aussi sûrement quelques photos de Nothing Hill. Mais surtout, surtout, je n’avais pas été à Camden Town, donc c’est définitivement sur ma to-do list du prochain week-end londonien.

D’ailleurs, si vous avez des suggestions de boutiques de vêtements, friperies, salons de thé, bouquinistes ou vendeurs surprenants, n’hésitez pas à les laisser en commentaire !