Divers

Loin des yeux

À notre époque où pullulent les réseaux, les communautés, l’internet(working), et autres gadgets conçus pour nous rapprocher les uns des autres… je me sens seule.

Je trouve que tous ces outils peuvent être utiles et sont parfois sources de belles découvertes mais la vie est ainsi: plus on grandit, plus on comprend à quel point les amis sont rares.

À l’école primaire, je m’amusais comme une folle, j’étais la première de la classe et avait des copains/copines.

Au collège, je me suis éclatée parce que j’étais en mi-temps Musique (avec le Conservatoire).

Au lycée, j’ai frayé mon chemin tant bien que mal en essayant de ne pas accorder trop d’importance à la popularité, mais j’avais encore de bons groupes de potes.

Et puis PAF! ça a fait des Chocapic!

À mon entrée à la fac, j’étais la plus motivée du monde, j’avais envie de tout faire, de connaître plein de monde mais surtout quelques bons amis pour un « gang » digne de ce nom, j’avais envie de participer à la vie de ma fac en organisant des évènements, en montant une association pour la promotion de l’art vivant ou en m’impliquant dans la création de spectacles de qualité par les étudiants, pour le grand public.

Et il ne fait aucun doute que j’ai eu un bon groupe de potes très rapidement, et surtout, ce à quoi je ne m’attendais pas, j’ai rencontré celui qui fait maintenant partie de ma vie depuis presque trois ans. Nous étions un noyau actif de la vie sociale des premières années: nous avons organisé le voyage au ski avec succès, et ça a mené à la fondation de la Fédé P7… Enfin bref; c’était plutôt le pied ! Je ne me rendais pas vraiment compte d’avoir perdu des amis d’avant, vu que j’avais tant de nouveau monde à découvrir.

Puis, la vie a décidé de me compliquer la tâche et j’ai pris des réalités de plein fouet dans la face dirais-je. J’ai emmagasiné tout ça si loin dans mes émotions que je n’ai pas pu me résoudre à reprendre ma vie là où je l’avais laissée. J’avais besoin de changer de décor, de me prouver qu’en faisant des efforts je pouvais réaliser n’importe quoi, et principalement de m’éloigner de la vie parisienne.

C’est ainsi que j’ai retrouvé mes racines belges.

Et depuis que je ne suis plus à 5mn de distance de mes amis d’enfance, du collège, du lycée ou même de la fac… je me rends compte que je ne faisais peut-être pas autant partie de leur vie, qu’eux faisaient partie de la mienne. Et ça déçoit.

(Bien entendu, il y a toujours quelques irréductibles qui savent être là, ça va de soi).

57f5357743dd8321fae26f09c8ca3eb4

Rendez-vous sur Hellocoton !

  1. stella

    20 mars 2013 at 1 h 30 min

    Ca en même temps les amis en étant loin, on les découvre autrement!

    Ma meilleure amie n’arrive toujours pas à se faire à l’idée que je vis à Bruxelles et plus à Nice! Elle aurait bien aimé que je reste là bas pour toujours! Elle a eu un bébé et dans sa tête elle pense que ça n’aurait rien changé, mais la connaissant et voyant comment elle est quand je viens je sais qu’on se serait bcp moins vu, mais ça elle n’arrive pas à l’admettre!

    Tu dis que tu te sens seule, mais dit toi que tu vas à la fac, ça te permet d’avoir une vie sociale, de rencontrer des gens, et de nouer des contacts, créer une amitié.
    Moi je suis seule chez moi toute la journée, je ne rencontre personne ou très peu. Je rêve de re travailler pas seulement pour la paye, mais aussi pour rencontrer des gens et peut être me faire une amie!

    Courage!

    Sinon tu m’as bien fait rire avec ton et paf ça fait des chocapics!

    1. estellegdaily

      24 mars 2013 at 20 h 48 min

      Merci pour cette réponse :) et oui c’est sûr qu’avoir un bébé doit changer beaucoup de choses aussi ! Et pour ce qui est de rester seule chez soi, peut-être que tu peux t’inscrire à une activité collective ? Moi je fais du théâtre et du chant, et mes seuls amis sont là (je ne suis pas amie avec les gens de ma fac, plutôt des connaissances).

Tu es passé par ici ?