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Les réseaux sociaux, ce fléau ?

Outils de communication qui nous rapprochent des êtres aimés, escroquerie dont nous sommes les prisonniers, addiction au clic intempestif, journaux intimes sans cadenas, voyeurisme 2.0… Nombreux sont les points de vue quant aux réseaux sociaux, et il me semble qu’avis positifs et négatifs ne sont pas incompatibles.

Concentrons-nous sur le grand leader du genre, Faas’debouk. Au départ, l’idée séduit: pouvoir garder contact avec ses proches, qu’ils soient nos voisins ou à des centaines de kilomètres. En plus, comme ils disent, « c’est simple, et gratuit ! (et ça le restera toujours) ». Aux débuts du projet, beaucoup d’entre nous ont voulu tester, intrigués. Et puis on en avait connues des plateformes sociales: MSN, myspace, skyblog et compagnie; la curiosité nous a poussés à nous inscrire, pour comparer. Sauf que c’est là que le piège se referme ! Une fois inscrits, plus moyen de supprimer son compte, uniquement le désactiver. Et cela n’empêche pas d’autres utilisateurs de continuer à poster des photos de vous, cela ne supprime pas tout ce qui a déjà été posté par d’autres et au sein de quoi vous êtes « tagués », et bien évidemment, cela ne supprime pas vos informations des bases de données de l’entreprise – américaine, qui est sous le coup des lois américaines, soit dit en passant – . Alors du coup, je me suis retrouvée face à un dilemne: désactiver et perdre toute visibilité sur ce qui se dit et se poste à mon propos, ou rester et être vigilante et sélective quant au contenu qui me concerne.

Vous l’aurez compris, j’ai préféré la seconde option, non sans quelques phases de doute qui reviennent de temps en temps. D’autant plus que, merde alors, je n’ai la possibilité de contacter certaines de mes connaissances que par ce biais.

Mais comme je l’ai dit plus haut, qui dit journal intime à ciel ouvert, dit tri très rigoureux de ce qui s’affiche sur la toile. Certains n’ont pas cette discipline, et le fil d’actualités se transforme alors en agglomérat d’informations inintéressantes, de publicités, de débats stériles voire de querelles sensées être privées.

C’est l’avènement du voyeurisme et du déballage public: nombre de divorces prennent aujourd’hui racine dans un banal « tu parles à qui sur FB? / c’est qui cette conne? / pourquoi il y a une photo de toi en boîte avec deux bimbos alors que tu m’as dit que tu allais voir le match chez Marc ? »… Sans aller jusqu’au drame familial, le réseau social voyeur incite chacun à se mettre en scène. En effet, grâce à (ou à cause de) cet outil formidable, nous sommes tous devenus des personnages publics, à plus ou moins grande échelle. C’est ainsi que certaines se retrouvent à poster des photos d’elles en tenue légère et à se donner comme profession « mannequin » sans avoir jamais été rémunérées pour de telles prestations. C’est ainsi que tout adolescent muni d’un appareil numérique compact peut se dire « photographe » pour avoir capturé son chat avec un fond flou.

Mais pour conclure, j’essaierai d’éclairer un peu ce tableau sombre: le réseau social le plus connu (qui a fait son entrée en Bourse et a rendu un étudiant multimilliardaire… n’oublions pas à qui profite le crime!) peut, s’il est utilisé à bon escient, se révéler un outil très utile et nous sommes chacun responsables de notre image.

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  1. dansmesplacards

    26 novembre 2012 at 15 h 49 min

    Oui les réseaux sociaux ne sont pas le mal en personne meme s’il faut faire attention à ce qu’on poste, ce qu’on dit, comment on le dit. Moi qui suit à la recherche d’un stage de fin d’étude/d’un futur boulot, j’ai fait très attention à ce qui était visible sur mon profil facebook c’est à dire le minimum. De plus, je ne vois pas ce qu’il y a d’intéressant à connaitre les opinions politiques ou religieuses. Bientôt il y aura une ligne : salaire mensuel….
    Je pense qu’il ne serait pas inutile que les plus jeunes aient une formation aux risques de Facebook, on a beau leur en parler, ils n’y croient pas. Pourtant j’ai l’impression qu’on entend de plus en plus parler de suicides d’ado suite à des dérives sur FB et ça, ça fait peur.

    Bon comme tu dis, c’est quand même un très bon outil de communication et quand il est utilisé à bon escient ça peut être super pratique. Dans ma promo cette année on est 15 et on ne passe que par ça pour communiquer entre nous, échanger les cours, des fichiers importants… ça c’est l’utilisation de facebook à bon escient je trouve.

    Merci pour ton article :) et j’aime beaucoup ton image de Downton Abbey :p

    1. estellegdaily

      26 novembre 2012 at 16 h 02 min

      Totalement d’accord avec toi ! Nous aussi on s’échange des infos relatives aux cours (on a un groupe de filière), et comme tu dis, là ça prouve son utilité. Merci pour ton commentaire :)

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