Culture, Patrimoine

Le Paris dont on rêve… réalité ou idéalisé ?

En avril dernier – rythme décalé vous m’excuserez – j’ai été conviée par la gentille Camille à une soirée organisée pour donner les résultats d’une étude de tendances réalisée par Happycurious à propos de notre capitale aux milles facettes : Paris. En effet, en partenariat avec le programme Priceless Cities de Mastercard, on nous a dévoilé le Paris rêvé des parisiens, et leurs aspirations pour la ville de demain. J’ai pu par la même occasion découvrir le bar l’Impasse dans le 11ème, dont vous pouvez voir quelques photos en bas.

En la comparant avec d’autres grands pôles internationaux, la ville lumière n’a pas tant que ça à envier à ses concurrentes. On sait le parisien râleur, jamais content, éternel insatisfait. On le sait pressé, surmené, harcelé. Et pourtant… Le parisien rêverait de calme, de luxe, de volupté. Il rêverait d’une ville verte, poumon sain, et d’un rythme plus tranquille. Pas de surprise jusque là, ce sont des besoins tout à fait légitimes (et pour avoir vécu à Bruxelles, je suis certaine que ce genre de ville existe!).

Le parisien veut du beau

Paris1Ce qui revient dès le départ, c’est l’esthétique de la ville, son architecture. La ville doit être belle, prête à photographier, graver des images dans nos esprits. Cela ne signifie pas forcément qu’il faut du Haussmann à tous les coins de rue : chaque parisien a ses goûts subjectifs, mais en tous cas il veut bannir ce qu’il considère des « péchés architecturaux ». Je suis d’ailleurs d’accord avec cela, maintenant certains designs futuristes peuvent être novateurs et beaux selon plein de gens, mais me déplaire quand même. Donc la subjectivité est évidente, mais on se rejoint tous sur l’interdiction du moche !

Le parisien veut du vert

Fort de ses contradictions, le parisien aime la ville, le dynamisme, le « je veux tout tout de suite même à 3h du matin ». Mais ça ne lui suffit pas d’avoir accès à tout, d’être à l’épicentre des activités. Parce que du coup, comme il en bave sous terre pour tous ses trajets, qu’il bosse sûrement à l’intérieur, qu’il n’a pas beaucoup de temps libre… il ne veut pas faire 300 bornes pour marcher les pieds dans l’herbe. Le parisien a donc besoin de nature : il veut voir le ciel quand il lève la tête, rentrer dans son petit « village » où les commerçants sont tous sympas et s’appellent par leur prénom, avoir – ô comble du luxe – une maison avec jardin à côté d’un métro et de ses petits restos. Le béton n’est pas roi dans la ville rêvée, il est nécessaire mais entouré de vert. En fait c’est simple : plutôt que de mettre du vert autour de la pierre, il veut renverser la vapeur et faire régner l’espace vert sur la ville. Que tout s’entremêle joliment, pour ne plus se sentir étouffé par les constructions humaines.

Le parisien aime bien manger

La gastronomie est représentative d’une culture, d’un pays, de goûts d’un peuple. C’est donc une composante importante d’une ville idéale : on doit pouvoir y manger bon, beau, (bio?), sain, nouveau… et Paris se place en tête des sondages à 90% comme étant la capitale de la gastronomie. Difficile de les contredire : la gastronomie se réinvente tous les jours à Paris ! Il y a les grandes maisons de tradition (Bocuse et j’en passe), les petits bistros à l’ancienne, les nouveaux restaurants ouvrent tous les jours, on organise des festival de food trucks, des salons culinaires, on a Top Chef et bien sûr la cuisine du monde est largement représentée aussi. Impossible de ne pas trouver quoi manger à Paris !

Le parisien veut se cultiver

Dans sa recherche de bien-être, le parisien accorde de l’importance à la culture. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on parle « d’exception culturelle française« . Avec ses musées aux collections permanentes quasi infinies et aux expositions ponctuelles très recherchées, avec sa Philharmonie, son Opéra, ses cinémas d’art et d’essai, sa Cinémathèque, son Grand et son Petit Palais, ses cabarets, salles de concerts, galeries d’art… Paris regorge d’opportunités pour se cultiver et élever son esprit. Il y a une grande diversité d’offres, du concert de chant médiéval au match de foot en passant par le stand-up et les ballets romantiques.

Le parisien achète

Paris2Qui dit Paris dit mode, donc shopping. Qui dit capitalisme dit aussi consumérisme. Qui dit frénésie d’achat dit aussi bugdet adéquat. Or, à Paris on a Dior, mais aussi les friperies. Deux quartiers sont particulièrement mis à l’honneur par les parisiens pour faire leur shopping : le Marais et le 6ème arrondissent (rue de Rennes et rue du Cherche Midi). Cependant, Londres revient à 80% comme LA ville du shopping. En effet, on reproche à Paris son trop grand classicisme, son manque d’originalité, la place prépondérante des grandes enseignes (on est quand même envahis par H&M, Zara et autres retails de masse) au détriment des petites boutiques.

Les parisiens aiment d’ailleurs aussi beaucoup faire leur shopping à l’étranger, pour pouvoir attacher leurs achats à une valeur sentimentale : « ah ma jupe achetée à Rome cet été merveilleux », « les livres d’art de cette petite échoppe bruxelloise », « mes bijoux de New-York ». [ndlr : oui le parisien interrogé était sûrement pété de thune, en même temps ils ont sondé des gens qui voyagent par avion au moins 4 fois par an… donc bon^^]

Le parisien vit la nuit

Comme il n’y a pas assez d’heures dans la journée et qu’on en passe la majorité à travailler, le parisien continue à bouger la nuit, pour tirer profit au maximum de sa vie. Il situe New-York comme la ville number one, suivie par Londres puis accorde la 3ème place à Paris. On assisterait même à un « retour de la nuit parisienne » depuis quelques temps.

À noter, les sondés ayant connu les nuits moscovites en gardent des souvenirs impérissables, l’un d’eux qualifiant les sorties de « dangereuses mais complètement dingues« . Encore une fois, jugement à prendre avec des pincettes car tout le monde ne s’amuse pas de la même façon ! Ce qui est sûr, c’est que les russes n’ont rien à nous envier en matière d’excès.

Le parisien veut être bien

Tout simplement. Le parisien aspire au bien-être. Il place donc Rome (notamment grâce à sa météo et son art de vivre à l’italienne, modèle de dolce vita) en première place, suivie par Paris puis Stockholm.

DSC_4287

DSC_4288

DSC_4289

J’espère que cette petite plongée dans les goûts du parisien vous aura plu, je reviens bientôt avec la deuxième partie de cette série, dans laquelle j’aborderai l’importance de la singularité de chacune des villes sondées.

signature

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tu es passé par ici ?