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L’art du tatouage

J’ai envie de lancer un nouveau rendez-vous sur le blog. De temps en temps je vous proposerai, chers lecteurs, un documentaire (Arte ou autre) sur un sujet qui me plaît, m’intrigue ou au contraire me rebute dans l’espoir d’en discuter avec ceux qui voudront ou tout au moins de partager mon avis avec qui veux bien l’entendre.

Ce premier essai porte sur un sujet qui déclenche toujours des réactions: le tatouage. Qu’il soit traditionnel ou moderne, purement ornemental ou symbolique, le tatouage continue de fasciner. Contrairement à l’idée reçue, le tatouage n’est plus du tout réservé à une communauté de marginaux ou de délinquants. Comme vous le verrez dans ce documentaire, c’est un acte qui touche toutes les catégories de personnes (du surfeur à la femme au foyer en passant par le fonctionnaire) et tous les âges. On pense à tort que le tatouage est un effet de mode qui frappe les adolescents en quête d’identité et de provocation de l’autorité. En réalité, le tatouage se fait souvent en réponse à un évènement positif ou négatif, et est utilisé par son propriétaire comme un souvenir, un emblême ou une affirmation de ses pensées. Les sceptiques diront, et sans doute avec raison: « pourquoi avoir besoin d’un tatouage pour imprimer en soi une idée qu’on veut garder à vie » ? Et en effet, à mon sens on ne peut pas considérer le tatouage comme un besoin (mot que nombre de gens prononcent pourtant); il reste une envie et ce n’est pas impossible que l’envie vous passe. C’est pour cette raison qu’il faut peser sa décision mûrement, et passer à l’acte quand le geste est en pure adéquation avec la pensée. Bien entendu je ne prétends pas parler en connaissance de cause, j’en suis au stade de réflexion pour mon premier tatouage depuis plusieurs années. Je prends mon temps, je ne suis pas pressée et de nombreux arguments me freinent (retrouvez ici mon premier article sur le sujet). Mais malgré ce temps de réflexion que je prends tout à mon aise, je sais avec certitude quelle idée je souhaite m’encrer (si tant est que je passe à l’acte un jour), le dessin se précise petit à petit, et son emplacement est pour le moment l’étape pour laquelle je suis la moins certaine.

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Un de mes tatoueurs préférés, Thomas Hooper (NYC)

Tous ces choix se font bien évidemment de façon très personnelle: choisir l’emplacement de son tatouage est tout aussi important que le motif car il peut déterminer beaucoup de choses malgré soi. En effet, certains milieux sont plutôt hostiles aux tatoués, et cela peut s’avérer difficile de trouver un emploi avec un tatouage visible. J’ai par exemple entendu de mon esthéticienne qu’il lui était impossible de travailler en institut car ils ont un standard de présentation qui ne permet pas aux employés d’être tatoués ou percés (et si ces critères ne sont pas officiels, ils n’en restent pas moins discriminants dans la pratique), c’est d’ailleurs pour cela entre autres qu’elle a ouvert son propre institut avec une amie. En ce qui me concerne, je ne souhaite pas avoir un tatouage visible par tout le monde à toute occasion et pas même nécessairement par moi: mon futur tatouage sera avant tout symbolique, je ne ressens donc pas le besoin de le voir sans arrêt. Qui plus est, je me destine à une carrière dans l’opéra donc il ne faut pas qu’il me ferme la porte de certains rôles (selon les costumes, mais déjà au niveau de l’audition, le « casting »). Bien entendu, certains endroits sont plus douloureux que d’autres, ce qui peut influencer la décision surtout pour un premier.

henne

Et toi, hostile au tatouage, aux tatoués ? Quel regard portes-tu sur cet acte ?

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    29 janvier 2014 at 14 h 18 min

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