Une blogueuse nous a interpellés récemment sur un sujet à priori banal (allez voir ici), et pourtant, les commentaires ne se sont pas faits attendre, posant une vérité insoupçonnée : c’est un sujet de société.

Cet article s’adresse plutôt aux générations qui sont actuellement au lycée (voire au collège), en crise d’adolescence, en révolte. Je dis « actuellement au lycée », mais certains connaissent encore ces rébellions à la vingtaine, donc après tout ne généralisons pas. Je m’adresse à toi, jeune fille de 15 ans qui se croit déjà femme, et capable de tout affronter. Je m’adresse à toi, enfant perdue dans un monde qui veut te manger toute crue.

Ne te fies pas à ce que tu vois dans les médias. Arrêtes de vouloir ressembler à ces actrices de séries télé, gravures de mode, icônes trash, starlettes qui jettent de la poudre aux yeux. Personne ne t’as jamais dit que celles qui jouent les lycéennes à la télé ont en réalité 25 ans ? Es-tu certaine de vouloir prendre 10 ans dans les dents ?

De gauche à droite: Shay Mitchell (25 ans), Troian Bellisario (27 ans), Lucy Hale (23 ans), Ashley Benson (23 ans) incarnent des lycéennes… Mais oui bien sûr !

Je suis intimement convaincue qu’il y a un âge pour chaque chose. Peut-être que la société évolue, peut-être que dans certains pays on se marie à 15 ans : je ne dis pas le contraire. Cependant dans un pays dont la population a accès à l’éducation, à la culture, et où l’obscurantisme ne fait pas loi, les femmes se doivent de véhiculer (ces propos n’engagent évidemment que moi) une image positive.

Je ne suis pas féministe, je suis égalitaire. Je refuse la discrimination « positive », les quotas, ou toute autre forme de privilèges. En effet, on lit parfois que les femmes ne se tournent pas autant que les hommes vers des carrières scientifiques, et qu’il faut donc les y inciter. Je ne suis pas convaincue : chaque femme doit agir en son âme et conscience, et si elle trouve qu’il faudrait plus de femmes scientifiques, qu’elle agisse en conséquence !

Je dévie de mon sujet initial, donc publierai probablement sur ces sujets à une autre occasion. Ce sur quoi je souhaite attirer votre attention aujourd’hui, c’est le fait que les jeunes générations veulent grandir trop vite et ont des comportements inadaptés à leur âge. En effet, les jeunes filles portent des vêtements de plus en plus aguicheurs, pour ressembler à leurs idoles.

Je pense qu’il y a deux catégories dans cette population de midinettes : celles qui n’ont pas conscience de leur potentiel érotique, et donc se mettent en danger car elles véhiculent un message en désaccord avec qui elles sont réellement, et celles qui au contraire sont totalement lucides sur les réactions des garçons (voire des hommes matures) et recherchent cet effet. Je me pencherai plus particulièrement sur la deuxième catégorie (souhaitant aux premières de se rendre compte du monde qui les entoure).

Pourquoi souhaitez-vous allumer à tout prix? Il y a, avec cette capacité à attirer et émoustiller, un grand sentiment de pouvoir, sans doute. Comme la reine des abeilles, vous êtes entourées de filles influençables qui veulent vous ressembler pour plaire, comme des Cléopâtre des temps modernes, un harem de testostérone vous suit dans l’espoir d’avoir une part du gâteau. Mais au final, vous êtes celles qui se plaignent de tomber sur des connards. Vous êtes celles qui se sentent seules et complexées, car à la recherche d’une perfection inatteignable. Et vous êtes celles qui, une fois assagies, regrettent leurs erreurs passées et leurs expériences gâchées.

Mon conseil si vous vous reconnaissez dans ce tableau, somme toute peu réjouissant : arrêtez de paraître, et soyez simplement. Acceptez-vous avec vos défauts, votre âge, et votre sexualité. Chassez la honte, ne faites pas comme les autres sous prétexte que c’est la seule façon d’être intégrée et d’avoir une « vie sociale ». Et surtout, ne croyez pas qu’une humaine de sexe féminin qui se dandine les jambes écartées, la peau huilée et en baragouinant « shake your booty, get me down on the floor » soit la seule version correcte de ce qu’est une femme.

Merci, mais non merci !

En tous cas, pour moi, une femme, ça ne devrait pas se réduire à ça.