Outils de communication qui nous rapprochent des êtres aimés, escroquerie dont nous sommes les prisonniers, addiction au clic intempestif, journaux intimes sans cadenas, voyeurisme 2.0… Nombreux sont les points de vue quant aux réseaux sociaux, et il me semble qu’avis positifs et négatifs ne sont pas incompatibles.

d30pi - Facebook, ce fléau ?

Concentrons-nous sur le grand leader du genre, Facebook. Au départ, l’idée séduit : pouvoir garder contact avec ses proches, qu’ils soient nos voisins ou à des centaines de kilomètres. En plus, comme ils disent, « c’est simple, et gratuit ! (et ça le restera toujours) ».

Aux débuts du projet, beaucoup d’entre nous ont voulu tester, intrigués. On en avait connues des plateformes sociales : MSN, myspace, skyblog et compagnie ; la curiosité nous a poussés à nous inscrire, pour comparer. Sauf que c’est là que le piège se referme ! Une fois inscrits, plus moyen de supprimer son compte, uniquement le désactiver [edit du 26/09/2017 : il me semble que ce paramètre a changé, on peut maintenant le supprimer, mais Facebook conserve nos données pour en faire ce qu’il veut]. Mais cela n’empêche pas d’autres utilisateurs de continuer à poster des photos de vous, cela ne supprime pas tout ce qui a déjà été posté par d’autres et au sein de quoi vous êtes « tagués », et bien évidemment, cela ne supprime pas vos informations des bases de données de l’entreprise. Alors du coup, je me suis retrouvée face à un dilemne : désactiver et perdre toute visibilité sur ce qui se dit et se poste à mon propos, ou rester et être vigilante et sélective quant au contenu qui me concerne.

Vous l’aurez compris, j’ai préféré la seconde option, non sans quelques phases de doute qui reviennent de temps en temps. D’autant plus que je n’ai la possibilité de contacter certaines de mes relations que par ce biais.

Mais comme je l’ai dit plus haut, qui dit journal intime à ciel ouvert, dit tri rigoureux de ce qui s’affiche sur la toile. Certains n’ont pas cette discipline, et le fil d’actualités se transforme alors en agglomérat d’informations inintéressantes, de publicités, de débats stériles voire de querelles sensées être privées.

pd4ks - Facebook, ce fléau ?

C’est l’avènement du voyeurisme et du déballage public : nombre de divorces prennent aujourd’hui racine dans un banal « tu parles à qui sur FB? / c’est qui cette conne? / pourquoi il y a une photo de toi en boîte avec deux bimbos alors que tu m’as dit que tu allais voir le match chez Marc ? »… Sans aller jusqu’au drame familial, le réseau social voyeur incite chacun à se mettre en scène. En effet, grâce à (ou à cause de) cet outil formidable, nous sommes tous devenus des personnages publics, à plus ou moins grande échelle. C’est ainsi que certaines se retrouvent à poster des photos d’elles en tenue légère et à se donner comme profession « mannequin » sans avoir jamais été rémunérées pour de telles prestations. C’est ainsi que tout adolescent muni d’un appareil numérique compact peut se dire « photographe » pour avoir capturé son chat avec un fond flou.

uwpbk - Facebook, ce fléau ?

Mais pour conclure, j’essaierai d’éclairer un peu ce tableau sombre : le réseau social le plus connu (qui a fait son entrée en Bourse et a rendu un étudiant multimilliardaire… n’oublions pas à qui tout cela profite, entre autres) peut, s’il est utilisé à bon escient, se révéler un outil très utile et nous sommes chacun responsables de notre image.