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Être passagère à moto (ou SDS) : détour versaillais

Bonjour à tous !

Ce mercredi, je vous propose de découvrir un petit bout de Versailles à travers mes quelques clichés, et je partage avec vous ma petite expérience de passagère à moto. En effet, je n’ai pas (encore?) mon permis mais j’ai déjà eu l’occasion de rouler à moto assez souvent. Mais d’abord, place à la contemplation de ce monde doré…

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Mais alors, être passagère à moto, concrètement, c’est comment ? Et comment se comporter à moto quand on est derrière ?

N°1 : La confiance

Normalement quand on monte dans/sur un véhicule rapide, pour être à l’aise et passer un moment agréable, il faut avoir confiance en son conducteur. En voiture, je ne me sens pas en sécurité si le conducteur roule trop vite, de façon volontairement transgressive ou tout simplement « comme un con ». À plus forte raison, être passagère d’un motard « pilote »  ou un peu trop brusque, c’est désagréable.

En effet, les aspects pratiques de la moto (le fait d’être directement exposé sans toute la boîte protectrice que forme une voiture, notamment) accentuent la sensation de vitesse, de vent, de virage, et bien sûr, de danger. Ainsi, vous aurez beau avoir investi dans le bon équipement, être un parfait conducteur, faire de la méditation et rouler uniquement par beau temps… vous aurez toujours plus de sensations qu’en voiture.

Et vous remarquerez nettement plus les comportements irresponsables et selon moi, criminels, des autres usagers de la route. Préparez-vous à entendre ces mots doux comme le miel « désolé je ne vous avais pas vu », et autres « il a surgi de nulle part ». L’automobiliste lambda oublie en effet souvent qu’il n’est pas tout seul dans sa bubulle avec sa musique à fond, ses SMS et la route qui s’ouvre à lui pour l’emmener, uniquement bien que lui tout seul, jusqu’à la destination hyper-importante qui mérite qu’on double tout le monde.

Ou plutôt, l’humain pense d’abord à lui-même et à son petit confort, puis aux autres. Ce qui a souvent pour conséquence que l’automobiliste ne pense pas à vérifier tous ses angles morts, ne prête pas assez attention aux bruits extérieurs qui sont autant d’informations utiles à sa conduite (s’il écoute M. Apathie à la radio, en même temps…), et, par exemple, oublie ses clignotants.

Or, à moto, plus de distraction. Pas de musique, pas de discussion, mais de la concentration, de l’attention, des réflexes et beaucoup d’anticipation. C’est sur ce point que j’aimerais rebondir pour vous parler de la confiance : en tant que passagère à moto, on n’a le contrôle sur rien. Mais quand je vous dis rien, c’est rien du tout. On n’a pas les poignées dans les mains, ni la visibilité directe sur ce qu’il se passe devant. On ne décide pas des accélérations, des freinages ou des distances de sécurité. On ne sait pas forcément ce qu’il y a derrière, et on sait – assez tard – ce qui nous dépasse sur les côtés. Du coup, j’ai pour ma part toujours tendance à anticiper et j’observe énormément les autres usagers et les panneaux. Cela n’a aucune sorte d’utilité, car je ne peux pas vraiment communiquer avec mon chéri quand il conduit : ce serait le déconcentrer bêtement et prendre des risques pour rien. Cela me donne juste l’impression de participer.

La seule façon de composer avec ces contraintes est de faire confiance à son conducteur. D’une part, il sait qu’il prend des risques en roulant à moto (d’autant plus en région parisienne), il est conscient des dangers car il s’est forcément déjà fait peur*, et pour couronner le tout il transporte un colis précieux : vous ! On lui a bien rabattu les oreilles quand il passait son permis : le passager est le premier en danger et le premier qui doive se sentir en sécurité.

*NB : je ne monte JAMAIS derrière quelqu'un qui n'est jamais tombé du tout, car je considère que tant qu'un motard n'est pas tombé il n'a pas assez d'expérience et de conscience de ce que ça veut dire. Et je préfère monter derrière quelqu'un qui est déjà tombé, a eu peur, et compris des choses, que le contraire. Un motard qui n'est jamais tombé n'est pas forcément "trop bon", il n'est juste pas ENCORE tombé et je préfère ne pas être derrière pour sa première fois. 

Vous devez bien comprendre qu’un motard n’a pas pour but de tomber, ni de vous causer des dommages. Si on compare avec la voiture, on constate que le motard est souvent plus responsable que l’automobiliste pour plusieurs raisons :

  • on l’attend au tournant (la mauvaise image des motards, l’interfile, les dépassements, la vitesse, les consignes données à certains policiers etc)
  • comme mentionné plus haut, il a moins de distractions
  • il chérit sa bécane comme la prunelle de ses yeux, et n’a donc aucune intention de la laisser raper le sol
  • il a eu très peur à cause de certains comportements débiles d’autres usagers, et essaye donc de minimiser les occasions de faire peur aux autres

Un « bon motard » mettra donc toujours son clignotant, car on lui a déjà déboîté devant sans prévenir ou finalement choisi de tourner au dernier moment, l’obligeant à faire un écart imprévu (petit coup d’adrénaline bonjour!). Il s’arrêtera toujours aux STOP, car il a déjà vu une vidéo d’un camarade se faire faucher bêtement. Il s’arrêtera pour les piétons, laissera passer les autres : d’une part parce qu’il veut casser les préjugés et montrer que les motards sont respectueux et pas tous des dératés en T-shirt, d’autre part parce que de toute façon il passe de 0 à 50 en moins de temps qu’il faut pour le dire et qu’il sera au prochain feu avant tout le monde, alors au final, il n’est pas pressé.

Alors même si ça demande un effort sur soi, et même si vous ne faites pas confiance au reste du monde, essayez vraiment de faire confiance à votre pilote, et dites-vous bien que quoi qu’il arrive, il fera toujours en sorte d’être le plus safe possible.

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N°2 : le bon équipement

Vous l’aurez compris, la protection, ça me tient à coeur. Mon père est motard depuis son enfance, il a fait de la route, du cross, de la vitesse en bord de mer le long des falaises rocailleuses, emprunté des routes sans garde-fous au-dessus de fleuves africains, on regardait les Moto GP sur Eurosport le dimanche en croisant les doigts pour nos champions… bref, il y a (presque) toujours eu une moto au garage. C’est un investissement, mais si on est capable de mettre plusieurs milliers d’euros pour sa bécane, on doit être capable d’en mettre quelques centaines pour sa vie, sa peau, son cerveau, non ?

Alors ne lésinez pas, please. Achetez un casque haut de gamme, en magasin spécialisé. Essayez-le avec un vendeur, demandez-lui de vous expliquer les technologies actuelles, intéressez-vous. Faites un choix éclairé. Et surtout, surtout, achetez un casque à votre taille ! Un casque, normalement, c’est comme une brosse à dents, ça ne se prête pas. Je ne fais pas la même taille de crâne que mon chéri, que mon père, ou ma mère. Vouloir acheter un casque « de groupe » à s’échanger selon qui monte derrière, ne garantit pas une réelle protection. Un casque trop petit est extrêmement désagréable voire douloureux. Un casque trop grand ne sert à rien. Qu’on s’entende bien : il sert toujours plus que si vous n’en aviez pas, mais il ne vous sauvera pas forcément la vie le cas échéant. Idem, un casque – même intégral – s’attache. Pour ceux qui prennent ça pour des évidences, je m’en excuse, mais le répéter n’est jamais perdu. En effet, j’ai vu des vidéos de chutes de motards, en full combi, casque et tout ce que tu veux, dont le casque a volé en tapant contre un obstacle fixe simplement parce que la jugulaire n’était pas verrouillée. Enfin, détail non négligeable : un casque à votre taille aura toujours un ressenti un peu serré, voire les joues applaties contre les gencives. Et c’est normal, la tête ne doit pas avoir d’espace pour se déplacer dedans, et le casque doit suivre vos mouvements au millimètre près.

Pour le reste, légalement vous n’êtes pas obligés de porter un cuir, des gants, des chaussures et tout le tralala. Mais agissez-vous intelligemment juste quand on vous y oblige ? Ou vous protégez-vous parce que vous tenez à votre peau ? Si c’est l’option deux, vous voudrez alors acheter un cuir de qualité, avec renforts aux coudes et épaules, si possible une protection dorsale (intégrée ou non, les dorsales à part ayant l’avantage de pouvoir être portées peu importe la situation, et également cédées à votre passager si besoin).

Extrêmement important également même par beau temps : les gants ! Ils vous feront déjà très plaisir quand il fait froid, mais vous aurez aussi une meilleure prise pour vous tenir à la poignée de derrière et à votre pilote, et en cas de chute ils feront toute la différence. En effet, en situation de danger, le corps et l’instinct prend le dessus sur le conscient, et on pare au plus grave avec ses bras et ses mains. On se protège la tête, on essaye d’anticiper le choc, on pense stopper la glissade en touchant le sol de ses mains… les occasions sont nombreuses, pas toutes logiques ou intelligentes, mais tout va tellement vite si on tombe qu’on a pas forcément les meilleurs réflexes. La preuve en images.

Pour le reste, je dirais… it’s up to you. Sur le même principe, bannissez les shorts, les jupes, les collants. Protégez vos gambettes ! Il fera chaud, oui, mais c’est toujours mieux que de se brûler au 3e degré. Pour ma part, j’opte pour mon jean le plus épais en attendant d’acheter mieux. Niveau chaussures, les passagères en stilettos, ça peut être mignon dans l’idée mais c’est surtout ridicule. En plus, les cale-pieds ne font pas 50m de large donc vous aurez envie d’une bonne prise. L’impression d’avoir les pieds dans le vide n’est pas agréable du tout, il faut vraiment se servir des cale-pieds et sentir ce petit bout de métal fixe sous ses orteils. Je privilégie donc soit des bottines soit une paire de grosses baskets (je compte investir dans des Timberland en hiver, ce ne sera jamais perdu). Niveau protection, c’est évidemment mieux si votre chaussure vous protège la cheville, articulation fragile s’il en est.

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N°3 : Le bon comportement

C’est là qu’on entre dans le vif du sujet. Vous êtes ce qu’on appelle un sac de sable (SDS). Vous devez, et d’autant plus si vous n’avez pas d’expérience, être un poids mort. Dans l’idéal, votre pilote ne vous sent pas, vous rajoutez juste du poids à sa moto. Croyez-moi, ce n’est pas si facile que ça.

  1. Quand il accélère, vous êtes tirés vers l’arrière. (Merci les abdos et merci la poignée)
  2. Quand il freine, vous êtes poussés vers l’avant, dans le meilleur des cas. Dans le cas le plus chiant pour tout le monde, vous vous mangez son dos dans la tronche, vos casques se cognent, vous glissez légèrement vers l’avant, il s’énerve, et tout le monde a les boules. Vous parce que vous n’avez pas fait exprès, et vous êtes désolé, et vous faites déjà de votre mieux alors bon va pas falloir vous faire trop de reproches. Lui parce que déjà il doit gérer le freinage, les distances de sécurité, les autres véhicules, mais aussi parce vous l’avez poussé vers l’avant (qu’il s’est ptêt pris le réservoir là où ça fait mal), parce que vous l’avez surpris et qu’il a été déconcentré, parce que les casques sont précieux et qu’il ne faut pas les cogner…
  3. Quand il change les vitesses – surtout chez les jeunes conducteurs post-obtention du permis – ça fait parfois des saccades alors vous encaissez tout dans les tablettes de chocolat, ou comme moi, dans le Nutella (nettement moins efficace).
  4. Dans les virages… ah, les virages… ça mérite un point à part ça.

Mon conseil : trouvez la bonne position pour tout le monde, à l’arrêt. N’attendez pas d’être en route pour remarquer que vous préférez vous tenir les deux mains derrière, ou plutôt la droite sur le réservoir ou l’inverse. Choisissez des codes de communication simples à n’utiliser qu’en cas de besoin : deux tapes sur l’épaule pour s’arrêter dès que possible, trois pour ralentir par exemple. C’est à décider avec votre pilote selon vos besoins, votre appréhension, la durée et le confort de route, tout ça quoi. En tous cas, il vous faut un signal pour lui demander de s’arrêter, car vous aurez une fatigue physique probablement supérieure à la sienne. J’ai pour ma part déjà utilisé notre signal quand je remarquais qu’une crampe me venait à l’orteil. On a eu grâce à ce signal l’occasion de s’arrêter tranquillement, que je descende et détende mes jambes avant la crampe. Si je l’avais eue en route, j’aurais déjà moins fait la fière.

Avant le départ, et particulièrement si vous n’êtes jamais monté derrière un motard, pensez aussi à discuter de vos peurs éventuelles, posez les questions qui vous turlupinent, demandez des conseils et faites en sorte d’être sur la même longueur d’ondes. Combien de fois j’ai dit à mon chéri « tu fais conduite auto-école s’il te plaît » ! Vous le laisserez faire le pilote quand vous aurez intégré les sensations, et il faut qu’il accepte de s’adapter aussi. Rouler à deux, ce n’est pas rouler tout seul. 

Exemple concret : pour l’instant j’accepte 90km/h comme vitesse maximale. Au-dessus je ne me sens pas bien, sachant qu’à 50 je suis bien, à 70 j’ai un peu d’appréhension mais ça va de mieux en mieux, et à 90 j’ai vraiment l’impression d’aller vite. Donc on ne va jamais sur les autoroutes, et on privilégie les petites routes moins fréquentées et moins rapides.

DSC_6028 N° 4 : Les virages

Un virage à moto, ça n’a rien à voir avec un virage en voiture. Déjà, on a une plus forte conscience du sol et de sa proximité. Ensuite, ça penche !

Eh oui, vous les voyez les petits bolides couchés avec le genou qui frotte dans l’intérieur des courbes ? Voilà, vous avez tout compris. En moto, quand on tourne, on penche et donc, on se voit se rapprocher du sol. Pour le passager, c’est sans doute la situation la moins naturelle et la plus stressante. Il faut lutter contre son instinct qui dit « penche dans l’autre sens ». NON ! Surtout pas ! Pas question de faire balancier, de compenser, de se retenir ou de se crisper. En tant que bon sac de sable, si vous prenez un virage, vous devez suivre le mouvement de votre pilote avec fluidité et pencher dans le même sens, qui est aussi vers l’intérieur du virage. Je vous l’accorde, ça peut faire drôle, mais c’est là que le point N°1 a toute son importance.

Si vous avez communiqué avec votre motard au départ, que vous n’êtes pas expert, qu’il a de la considération pour vous ou tout simplement de la jugeotte, il prendra le réflexe de ralentir suffisamment avant d’entamer le virage pour vous rassurer, et il ne penchera pas trop. Faire des étincelles avec les cale-pieds et frotter le genou, il a tout le loisir de le faire quand vous n’êtes pas là. Et à vous habituer progressivement, il aura plus de chances de vous faire apprécier les sensations, et de vous garder comme passager sur le long terme.

Il n’y a rien de naturel dans le fait de pencher vers le sol sur un véhicule à 50km/h (et vous savez aussi bien que moi que des virages à 80, il en existe aussi hein).

Mon conseil : les premières fois, prenez le parti de ne rien faire du tout dans les virages. Jouez votre rôle de sac de sable à la perfection, et laissez-le gérer tout le reste. Ce sera déjà bien si vous n’avez pas naturellement tendance à pencher de l’autre côté. Car sachez-le aussi, en penchant du côté opposé vous mettez tout le monde en danger ! Cela déséquilibre la moto, empêche le conducteur de prendre son virage correctement, bref… ils sont nombreux ceux à tomber en virage à cause d’un SDS un peu trop crispé.

Une autre méthode qui m’a été conseillée, mais que je ne recommande finalement pas, c’est de fermer les yeux. Cela permet de faire confiance, de se détendre, de suivre les mouvements, certes. Mais au final, je trouve que c’est un comportement risqué qui n’aide pas forcément sur le long terme; car vient un jour où vous devrez ouvrir les yeux, et rien ne dit que tout le travail de confiance ne sera pas à recommencer.DSC_6030

Détendez-vous, et appréciez le paysage

Oui, la moto c’est dangereux. Oui, les gens autour sont des tarés. Oui, c’est sportif, fatigant, il fait chaud, on transpire, on a des courbatures.

Mais la moto c’est avant tout une sensation incroyable, les vues qui défilent, un loisir à partager en couple, entre amis ou en grands groupes. Une forme d’évasion et de liberté sans pareille (on se gare quasi où on veut aussi). La route n’est plus juste un moyen d’arriver à destination, mais bien un voyage en tant que tel. La moto c’est aussi une communauté, une solidarité, une entraide, une ambiance, une grande famille. Je vous en parlerai une prochaine fois si ça vous dit.

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J’espère que mon expérience de passagère vous aura apporté des informations utiles, aura éveillé votre curiosité, vous aura donné envie de tester, et surtout vous permettra d’aborder la route dans les meilleures conditions possibles, en toute sécurité.

N’hésitez pas à me raconter vos anecdotes de routes, vos frayeurs, vos poussées d’adrénaline, ou à me poser vos questions juste en dessous !

Bises, et pour les copains, V !

suzukigladius650

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6 Comments

  1. Respecter ? Oui, mais pour soi ! | Estelle G. Daily

    30 août 2015 at 8 h 05 min

    […] Je suis quelqu’un qui respecte les feux, qui fait attention en traversant. Je suis aussi passagère à moto. Je suis quelqu’un qui essaye de ne pas gêner son pilote, qui a déjà eu ses quelques […]

  2. Cegarra

    6 août 2015 at 7 h 58 min

    Bravo Estelle ! Ton article est superbe et bien expliqué, on sent l’expérience et du vécu.
    Personnellement j’ai eu l’opportunité de suivre une dizaine de cours de perfectionnement pour la conduite moto (j’étais responsable de la sécurité dans un club) car se n’est pas parce qu’on a le permis qu’on sait conduire en sécurité et tu l’as très bien compris, bravo ! Concernant les chutes tu as 100% raison, perso je suis tombé 3 fois pour des raisons indépendantes de ma volonté ( ex. Crevaison du pneu arrière) avec mon amie comme passagé et bien l’expérience m’a beaucoup servie.
    Continué tes articles et bonne route à tous les 2

  3. chrisB

    5 août 2015 at 16 h 26 min

    Très belle article, super bien expliqué bravo ! Je suis moi même SDS et pilote . Des sensations complétements différentes d’un côté ou de l’autre mais des sensations que l’on retrouve nulle part ailleurs, un sentiment de liberté … on a le pouvoir de découvrir le monde différemment qu’en auto, le vent, les odeurs, la vue également est différente. Ce n’est que du plaisir ! Comme tu l’explique il faut avoir une entière confiance au pilote et ainsi pas de stress ni pour l’un, ni pour l’autre, uniquement du plaisir … si tu n’as pas de plaisir il n’y a pas d’intérêts à pratiquer .
    Quant à l’équipement il faut le voir comme étant la carrosserie de la voiture donc indispensable ! Si je suis (presque) entièrement équipée aujourd’hui j’ai débuté comme toi ; Mon casque (même si j’avoue qu’au tout départ c’était un casque de prêt qui est toujours mieux que rien), un bon jeans épais, des chaussures de randonnée et des gants (même si au départ c’était des gants de ski c’est mieux que rien)
    Être en moto, ça permet de nous rendre compte de l’incivilité des autres usagers (particulièrement des autos) :je ne t’ai pas vu ou je fais style de ne pas te voir, je passerai avant toi ect … Parfois je me dis « prend ma place et tu verras !  » Nous n’avons que deux roues et le moindre écart peut être fatale !
    La moto c’est un esprit, une passion, une vision mais surtout un plaisir ! Merci pour ton bel article

    1. estellegdaily

      5 août 2015 at 16 h 30 min

      Merci beaucoup pour ton témoignage ! Tu as raison en tous points, et je suis également touchée que tu aies pris le temps de m’envoyer ta réaction. La moto est décidément bien un milieu convivial et ouvert hehe ;) Encore merci à toi pour le commentaire, et au plaisir de te faire un petit V en se croisant sur les routes.

  4. Céline

    5 août 2015 at 15 h 38 min

    Soyez une Sirène De Selle, ça vous va mieux !!

    1. estellegdaily

      5 août 2015 at 15 h 42 min

      Haha ! Merci pour la réaction ;)

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