Art & Littérature, Culture, Musique

Erik Satie, son univers imaginaire et sa bibliothèque

Je reviens aujourd’hui avec un article plus sérieux que d’habitude, ou plutôt très axé Culture. J’ai récemment eu à travailler sur un compositeur moderne de mon choix, et faire une recherche sur sa bibliothèque matérielle et ses lectures présumées. Ce travail s’est révélé super intéressant, et je me suis dit que ça pourrait peut-être vous intéresser.

Erik Satie est une figure majeure de la musique moderne, et particulièrement du répertoire pour piano. Il a également composé des ballets, s’est intéressé au cinéma, a fréquenté moult peintres célèbres. Picasso sera d’ailleurs l’un de ses amis proches, et restera à son chevet jusqu’à sa mort – alors que pour lui, c’était un véritable exploit, car il avait une profonde peur (voire phobie) de la maladie et donc des malades.

La recherche que j’ai effectuée m’a amenée à me plonger dans la vie d’Erik Satie, à décortiquer ses relations avec les artistes de son temps, à découvrir les lieux qu’il fréquentait, à analyser les sujets de ses oeuvres pour déceler une éventuelle inspiration littéraire qui l’aurait poussé à les composer… J’ai aussi eu l’occasion de prendre contact avec des musicologues de renom, experts sur le sujet, afin de tenter de savoir si sa bibliothèque avait été conservée et inventoriée. Grâce à ces recherches, j’ai pu découvrir un personnage haut en couleurs, plein de tourments et d’une imagination débordante. C’était un génie musical qui a marqué un tournant dans la musique française, alors même qu’il n’était pas apprécié au Conservatoire, et mal noté par ses professeurs. Erik Satie a collaboré avec de nombreux artistes de son temps, dont notamment Jean Cocteau et René Clair. Il s’est intéressé au cirque, au music-hall et au cinéma. Mais surtout, il a tenté de voir la musique autrement, et s’est beaucoup inspiré de la peinture cubiste.

Eric Satie

Son imaginaire est très riche : de la mythologie antique à l’amour courtois de la France médiévale, mais aussi des grands hommes de la Renaissance aux étranges Lewis Carroll et Hans Christian Andersen du XIXème… Satie était cultivé, et jouait avec les codes. Si l’on ne devait retenir qu’une influence majeure – si tant est que cela soit possible, quand on sait qu’au début de sa carrière il est marqué de paranoïa religieuse, et qu’à la fin de sa vie il est notamment révolutionnaire – je pense que je retiendrais le dadaïsme. Il se place en effet en fervent défenseur du courant Dada de Tristan Tzara, et s’oppose explicitement contre les surréalistes et particulièrement André Breton, leur chef de file.

Si vous ne connaissez pas ce compositeur, je vous conseille d’essayer d’écouter ses oeuvres. Personnellement, c’est une musique qui me touche profondément.

Si mon avant-goût vous a plu, que vous êtes intrigués, ou que vous souhaitez jeter un oeil au résultat de mes longues heures de recherche, vous pouvez télécharger mon travail ici : Erik Satie.

signature

Rendez-vous sur Hellocoton !

  1. lulubyclo

    16 mai 2014 at 11 h 11 min

    Très intéressant se résumer, Satie fait partie des musiciens que j’aime sa musique me bouleverse, et cette vidéo et sa bande musicale et splendide, c’est une des musique les plus connu de Satie, sublime !

    1. lich

      28 août 2014 at 17 h 47 min

      Bonjour, j’adore Satie…sa musique, son ironie, son humour, sa « drôle » de vie et tomber par pur hasard ici…j’ai lu votre fichier pdf en espérant apprendre quelque chose de plus, sa musique est transparente et réveille en nous (pour celui qui veut/sait écouter) la vraie nature de l’homme, ses Gymnopedies que vous avez mis en vidéo en est un parfait exemple…certaines de ses « musiques d’ameublements » (dixit Satie) sont tout aussi belle (je te veux) tout un programme ici : https://www.youtube.com/watch?v=v79rEvltcRs

      une petite anecdote pour finir…
      A une amie qui venait le voir sur son « lit de mort » les bras chargés de fleurs, il dit tout éttoné :  » Hooo mais il ne fallait pas Madame, il est trop tôt »…

Tu es passé par ici ?