C’est samedi, et samedi c’est cinéma ! Je reviens aujourd’hui avec ma critique du premier volet de la trilogie Divergent. Je vous l’avoue, je n’étais pas vraiment tentée au départ. Mais la présence au casting de Shailene Woodley m’a convaincue de tenter l’expérience. Je l’avais découverte dans The Secret Life of The American Teenager, et elle m’avait conquise dans The Fault in Our Stars. D’ailleurs, son partenaire dans The Fault joue également son frère dans Divergent.

En ce moment on a beaucoup de films de la même branche. Un ami m’a dit l’autre jour qu’il ne voulait pas le voir parce que « c’est Hunger Games mais un peu modifié » . Et il a raison d’un côté. On a la dictature, la fausse paix à la 1984, le protocole, la répression. Mais j’ai trouvé l’idée des factions basées sur un trait de caractère assez alléchante malgré tout.

J’ai profité de la sortie du deuxième film (Insurgent) pour faire un petit marathon et enchaîner les deux. Je me concentrerai ici sur le premier.

Divergent_film

Béatrice est née Abnegation. Elle tend la main aux autres, fuit la vanité, se contente de peu. Mais elle rêve en voyant courir les Dauntless; et le jour arrive où elle devra choisir sa faction et – si elle en change, quitter sa famille.

Faction before blood, right ?

Ce n’est pas un scoop : elle choisit d’intégrer les Dauntless, et se révèle être l’une des plus courageuses. Mais malheureusement pour elle, pas la plus forte; et l’entrainement est rude. Les sessions de tests sont là pour les former à défendre et protéger la population, et les évaluer sur leur capacité à gérer les situations qu’ils pourraient rencontrer et tout simplement survivre. Ceux qui ne tiennent pas le coup risquent d’être sortis du lot et de vivre sans faction, ce qui équivaut à moins que de la mendicité.

Triss (avoir l’opportunité de choisir son nom est une belle idée btw) est déterminée, force l’admiration et se relève toujours; en ce sens elle est un modèle de femme forte et je suis heureuse qu’un public jeune pourra s’y identifier. Le vent change, les héros de films d’action ne sont plus nécessairement des hommes, et cela fait du bien. D’ailleurs, dédicace à Jennifer Lawrence pour la même raison !

Bref, revenons à Triss; la menace plane toujours car elle n’est pas tout à fait comme tout le monde. Quand on l’a testée pour lui annoncer sa faction prédéterminée, les résultats étaient inconclusifs : elle est différente, car elle est tout à la fois. Elle est divergente. En cela pour moi elle est justement la plus humaine.

Elle ne rentre dans aucune case, elle est plus que les autres. À cause de cela, non seulement elle est en danger mais elle souffre plus que les autres : la liberté est difficile. Choisir est difficile. Ceux qui sont dans leur voie toute tracée ont l’esprit serein. Mais Triss doit faire face à sa propre différence, à son isolation, à son secret, et apprendre à vivre en cachant qu’elle ressent plus que les autres. Sa différence sera d’ailleurs sa force dans les tests de simulation, mais elle devra la cacher, redoubler d’efforts et passer pour 100% Dauntless.

Jeanine, la chef du gouvernement interprétée par ma chère Kate Winslet (quelle classe cette femme!) est impitoyable et compte mener son plan à bien : assurer la paix par l’éradication des divergents et ainsi maintenir le système de factions en place. SPOILER (surlignez si vous souhaitez le découvrir) →  : je la soupçonne d’être divergente elle aussi, mais je n’ai aucune preuve pour confirmer ma théorie ;).

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai bien accroché au personnage de Triss. Les scénaristes ont créé un personnage crédible : elle traverse des épreuves et garde des séquelles, mais sa personnalité en sort changée, elle est plus forte et plus vulnérable à la fois. Elle a des principes, elle tombe amoureuse, elle crée une nouvelle version d’elle-même.

Une romance électrique

La relation entre Triss et Four fonctionne bien; ils sont tous les deux beaux, charismatiques, et ont leurs démons à affronter. Ils sont plus forts ensemble, et leur relation sera sans doute la clé de leur succès. Dans ce film, il y a de vrais héros, des lâches, des traîtres, des martyrs, des tyrans, des innocents. Il y a matière à coups de coeur, je vous le dis. Même chez les méchants finalement. Jeanine est sûrement plus intéressante que ce qu’on en sait pour l’instant, à ce stade du récit elle joue la carte de la domination et de la peur, mais il semble que ce soit elle la plus effrayée de l’histoire.

J’ai beaucoup aimé le fait que Triss choisisse les oiseaux comme tatouage, en référence à sa peur.

Les scènes qui m’ont tout particulièrement marquée sont celles de la simulation : sa réactivité quand elle choisit d’entrer dans l’eau, le moment où elle choisit de briser le cube de verre… Les effets visuels sont très réussis et bien choisis. Ce qui est étonnant pour un film dit de science-fiction, c’est qu’il est très poétique. Je dirais même qu’il peut nous inspirer. (Je suis d’ailleurs tombée sur des vidéos youtube de fans qui proposent des entrainements de Dauntless!).

D’ailleurs, vous vous souvenez peut-être que je critiquais les trilogies ici, et je maintiens ma position. Cependant, pour un univers tel que Divergent basé sur une oeuvre littéraire en trois tomes, trois films s’imposent tout naturellement. Edit : Chloe, une gentille lectrice, m’a depuis informée que The Maze Runner est également une trilogie. J’ai donc tout simplement hâte de voir la suite ! J’espère juste ne pas être déçue par des histoires à rallonge.

Ainsi, comme vous le verrez dans la seconde vidéo ci-dessous, dans le premier film on nous fait découvrir ce monde… pour mieux, dans le deuxième volet, le détruire…

gold line - Divergent, avec Shailene Woodley : divergents, ou plutôt humains ?

Que pensez-vous des trilogies ? De Shailene Woodley ? Vous avez accroché à cet univers ?

fptfy 300x89 - Divergent, avec Shailene Woodley : divergents, ou plutôt humains ?

à très vite pour toujours plus de culture et d’émotion…