Art & Littérature, Culture

Cet été, je lis !

Mon problème avec le système éducatif général, c’est qu’il n’est pas adapté. Ce sujet fera d’ailleurs l’objet d’un autre article un de ces quatre, tant il y a à dire ! Grosso modo, ce système est calé sur ce que j’appelle M. Médiocre. Monsieur Médiocre est celui qui n’est pas une flèche mais pas débile non plus, qui ne se défonce pas à réviser sur son bureau mais qui ne sèche pas les cours pour autant: c’est celui qui est au milieu, et ça lui va très bien. Il n’a pas de grandes ambitions pour son bref passage sur Terre, en fait il veut juste qu’on le laisse tranquille. C’est très bien tout ça, on éduque la plus grande partie de la population (oui, la masse, vous m’entendez bien) et les autres n’ont qu’à faire avec. Bah oui mais non. Les élèves en difficulté se retrouvent lâchés dans une jungle qu’ils n’arrivent pas à saisir au lieu d’être dirigés vers des branches qui les passionnent et leur permettraient de briller (il y a les formations pro, certes, mais c’est pas assez). Les élèves brillants, et je ne vous parle pas nécessairement des studieux, mais bien de ceux qui ont un esprit hors du commun et s’ennuient trop vite. Je vous parle de ceux qui ne rentrent dans aucune case, et décident souvent d’être les animateurs/agitateurs du dernier rang en se tapant toujours des 16/20 parce que « qu’est-ce qu’on se fait chier, c’est vraiment inutile tout ça, je finis toujours avant tout le monde« . Ceux-là se retrouvent donc inexorablement freinés par les autres, ce qui a tendance à les rendre – à juste titre – las d’être entourés de gens trop lents pour eux. Parfois même certains finissent par en avoir tellement marre qu’ils supportent de moins en moins le contact de ces autres qui les font ramer et perdre leur temps, tandis que d’autres sont tout bonnement en échec scolaire parce qu’on ne leur donne pas de défi à leur taille.

Enfin bref, comme vous le voyez j’ai beaucoup à dire sur le sujet. Mais aujourd’hui je dénonce un fait bien précis qui caractérise les études littéraires: on nous fait lire une quantité incroyables de bouquins, tant et si bien qu’on n’a plus le temps de lire ce qu’on aime (ce qui est pourtant bien la raison qui nous a fait investir le domaine littéraire avec un bel optimisme). Oui parce que sincèrement, dans la quantité incroyable de lectures imposées… il y a de nombreuses pièces de musée. J’en connais qui défendront à cor et à cri les Lais de Marie de France, mais pardonnez-moi ce n’est pas mon cas. Bizarrement j’aime pouvoir comprendre ce que je lis sans risquer la rupture d’anévrisme.

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Donc en cette période bénie des mois d’été, je vais pouvoir redécouvrir pourquoi j’aimais lire, ce qui n’est pas plus mal ! Au programme: du bonheur, de la fiction contemporaine belge et des opéras (Le Nozze di Figaro, La Gerusalemme liberata du Tasse qui a donné Rinaldo)…

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Et toi, tu lis quoi ?

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